Publié le 2.05.2024

Afin d’améliorer durablement les conditions de vie des enfants et des familles les plus vulnérables, SOS Villages d’Enfants accompagne les acteurs de la protection de l’enfance à tous les niveaux : de l’appui aux acteurs étatiques (ministères, mairies…) pour une dynamisation des cadres de concertation de la protection de l’enfance à l’accompagnement au cas par cas des familles et des enfants les plus vulnérables.

Cet accompagnement prend la forme Programmes d’Accompagnement des Communautés pour la Protection de l’Enfant et des Systèmes de Protection de l’Enfant (PACOPE-SPE) cofinancés par le MAEE et SOS Villages d’Enfants Monde, qui sont le fruit de la collaboration d’une équipe de conseillers techniques conduite par Laurence Wangla (SOS Villages d’Enfants Monde) et d’équipes locales travaillant au plus près des communautés pour mettre en œuvre les actions à mener dans l’intérêt des enfants et familles ciblées.

Un leader communautaire témoigne de l’impact des PACOPE sur son quartier

Koulidara est l’un des 28 quartiers de la Commune Urbaine de Labé, en Guinée, sélectionnés comme bénéficiaire du Programme d’Accompagnement des Communautés pour la Protection de l’Enfant de janvier 2017 à décembre 2021 dans le cadre de l’Accord-cadre III sous financement conjoint du Ministère des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg et de SOS Villages d’Enfants Monde en raison de sa vulnérabilité.

Barry Thierno Souleymane, enseignant de profession, occupe le poste de Chef du secteur Koliko, l’un des 6 secteurs de ce quartier. En tant que membre fondateur et représentant de sa communauté au sein du Comité Local Enfants et Familles (CLEF) de Koulidara, il a joué un rôle crucial dans la mise en œuvre des activités et a contribué de manière significative à la création et au bon fonctionnement de mécanismes communautaires favorisant la pérennisation des acquis.

Grâce à son leadership et à son dynamisme au sein de sa communauté, Monsieur Barry Thierno Souleymane demeure toujours un acteur clé dans la révolution du Système local de Protection de l’Enfant. Il a été impliqué dans la création, la formation et l’accompagnement des structures communautaires bénéficiaires du programme comme les Comités Locaux Enfants et Familles (CLEF), les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVE&C) avec une adhésion massive des membres de sa communauté, ainsi que les Clubs d’Enfants (CDE) au sein de la Commune Urbaine de Labé. Il a aussi participé à plusieurs activités de communication pour le changement de comportement.

Découvrez son témoignage !


« Mon nom est Souleymane Koliko Barry, je suis enseignant et chef du secteur Koliko, dans le Quartier Koulidara, Commune Urbaine de Labé. Je suis aussi membre du Comité Local Enfant & Familles (CLEF) de Koulidara depuis 2016.

Mon quartier a connu une transformation remarquable grâce à l’intervention de SOS Villages d’Enfants. Avant l’arrivée de SOS, nos enfants étaient livrés à eux-mêmes, ignorant leurs droits, exposés à la violence et à l’abandon. Les parents agissaient individuellement, sans conscience collective. Il y’avait plusieurs familles qui tiraient le diable par la queue.

Avec le programme PACOPE, la situation a évolué de manière significative. Les outils de sensibilisation ont permis de doter la communauté de compétences précieuses, comme la collecte de fonds et la gestion budgétaire. Les initiatives de construction d’infrastructures éducatives ont émergé, avec la mobilisation réussie de ressources pour créer trois salles de classe, deux latrines et l’installation de panneaux solaires. Cette expansion a résolu le problème de la capacité scolaire et a également réduit les coûts de transport pour les parents.

L’impact s’est étendu au-delà de l’éducation. Le taux de chômage a diminué, et la scolarisation a augmenté de manière significative, atteignant une hausse de 80%. Grâce à des formations complètes, tous les enfants du quartier sont désormais enregistrés dès la naissance. Les familles vulnérables ont connu une amélioration notable de leurs conditions de vie.

La sensibilisation de la communauté a été cruciale. Les sessions de formation et les activités de sensibilisation ont éliminé les stéréotypes et les préjugés. La promotion de la santé, l’acceptation des vaccins surtout en période de Covid 19, et l’utilisation de mesures préventives telles que le lavage des mains ont été intégrées grâce à des initiatives de sensibilisation de masse et des dialogues communautaires.

Les réseaux communautaires tels que l’Association des Parents et Amis de l’Ecole (APEAE), les Clubs d’Enfants, les CLEF et la mise en place de plusieurs AVE&C fonctionnant à partir de l’épargne locale ont élargi la diffusion de l’information. La transparence et la gestion participative ont surmonté les réticences initiales des membres de la communauté à contribuer financièrement.

Malgré les premières difficultés, la communauté a appris à se réunir, à se concerter, et à résoudre ses problèmes collectivement. Les défis, y compris la dénonciation des cas de violence et la collaboration avec les autorités, ont été surmontés grâce à la culture instaurée par SOS. 

En perspective, nous envisageons la construction d’un centre de santé et d’un collège, ce qui démontre notre engagement continu à soutenir et à accompagner les communautés vers un avenir meilleur pour le bien-être des enfants de notre quartier. »


Soutenus par le Ministère luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes (MAEE) avec qui elle a signé son 4e Accord-Cadre (2022-2026), SOS Villages d’Enfants Monde poursuit son travail auprès des communautés vulnérables et développant 12 Programmes d’Accompagnement des Communautés pour la Protection de l’Enfant et des Systèmes de Protection de l’Enfant (PACOPE-SPE) en Afrique de l’Ouest et un en Ouzbékistan. Ces projets mis en place en concertation avec les populations locales et en collaboration avec des équipes travaillant au plus près des communautés constituent un réel accompagnement participatif. Si vous souhaitez en savoir plus ou soutenir le travail de nos équipes pour le développement des systèmes de Protection de l’Enfant dans le monde, consultez nos pages dédiées aux PACOPE-SPE !

Publié le 19.04.2024

Alors qu’un Toubkal Challenge devait voir le jour en 2020 mais que la pandémie de Covid-19 en a décidé autrement, SOS Villages d’Enfants Monde se réjouit d’avoir pu relancer le projet cette année. Ce challenge s’inscrit dans une belle tradition de l’association luxembourgeoise qui, depuis 2013, met en place régulièrement des défis sportifs et solidaires menant des challengers aux sommets du monde. Après deux Kilimandjaro Challenges (2013, 2014), un Nepal Challenge (2017) et un Uganda Challenge (2019), elle vient d’organiser un Toubkal Challenge au Maroc. Objectif : atteindre le sommet de l’Atlas et réunir des fonds pour soutenir l’éducation des enfants, en particulier celle des jeunes filles, dans la région rurale d’Aït Ourir, au pied du Haut Atlas, région meurtrie en septembre 2023 par un terrible séisme. Un collège et un internat pour jeunes filles y seront bientôt construits et équipés. Après une semaine d’expédition dont trois jours de marche intensive, la Toubkal-Team, équipe internationale composée de 10 femmes et 6 hommes de 5 nationalités, est de retour. Pour l’heure, 50.000€ ont été récoltés par les challengers et leurs généreux parrains. Alors que les besoins financiers du projet sont grands, SOS Villages d’Enfants Monde qui s’est engagée à hauteur de 100.000€ fera tout pour réunir les fonds nécessaires et lance un appel à la solidarité.

Le sommet de l’Atlas à 4.167 m !

Arrivée à Marrakech le 8 avril, la Toubkal-Team a rallié en bus le village d’Imlil dans la province d’Al Haouz, point de départ d’une rude ascension qui a duré trois jours et deux nuits (passées dans un refuge) avec comme objectif le sommet de l’Atlas (atteint le 10 avril). Le challenge était particulièrement difficile en raison de la topographie.

Au village d’enfants SOS d’Aït Ourir

L’équipe du Toubkal Challenge de SOS Villages d’Enfants Monde a atteint le sommet de l’Atlas dans la journée du 10 avril.

Deux jours plus tard, le 12 avril, la Toubkal-Team a rejoint Aït Ourir. A une petite heure de Marrakech, cette ville particulièrement pauvre située au pied de l’Atlas, abrite un village d’enfants SOS avec jardin d’enfants et école primaire. Là, les challengers ont retrouvé la directrice de SOS Villages d’Enfants au Maroc, Samya El Mousti, rencontré quelques collègues SOS et bénéficiaires restés au village en ce vendredi férié, visité des espaces de vie et découvert le terrain où de nouvelles infrastructures scolaires vont bientôt voir le jour et pour lesquelles la Toubkal-Team a collecté des fonds.

Nouveau collège, nouvel internat pour filles

La visite a été l’occasion d’une remise de chèque symbolique entre les directrices SOS du Luxembourg et du Maroc entourées de collaborateurs et de la Toubkal-Team. Pour l’heure, 50.000€ (au 19 avril) ont été récoltés par les challengers (chacun s’étant en amont engagé à trouver des « parrains » pour un montant minimum de 1.500€), somme qui contribuera à la construction et à l’équipement d’un collège (à terme pour 500 élèves) et d’un internat (pour 50 jeunes filles). L’objectif est que les enfants et les jeunes de la commune retrouvent le chemin de l’école et y bénéficient d’une éducation de qualité. Les filles surtout qui, trop souvent encore dans des régions rurales, sont contraintes d’abandonner l’école pour subvenir aux besoins de leurs familles. A Aït Ourir, les nouvelles infrastructures favoriseront ainsi leur maintien à l’école mais permettront aussi aux plus vulnérables d’entre elles d’avoir un lieu de vie sûr et protecteur.

Une remise de chèque eu lieu à la suite de la visite du village d’enfants SOS de Aït Ourir.

Appel à la solidarité : Afin de soutenir l’éducation des enfants au Maroc et de contribuer à la construction et à l’équipement d’un collège et d’un internat pour jeunes filles à Aït Ourir, il est possible de faire un don via www.sosve.lu ou sur le CCPL IBAN LU65 1111 0050 0053 0000 (mention « Education au Maroc »).

Publié le 29.03.2024

Dans le cadre d’une visite de travail au Bénin les 26 et 27 mars, Xavier Bettel, Ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, a eu l’occasion de visiter des projets soutenus par la coopération luxembourgeoise et de rencontrer des acteurs humanitaires parmi lesquels les responsables et les équipes de SOS Villages d’Enfants au Bénin. Salimane Issifou, directeur de SOS Villages d’Enfants au Bénin, a accueilli le Ministre et une délégation composée notamment de Christophe Schiltz, Directeur de la Coopération au Développement et de l’Action humanitaire.

Xavier Bettel a pu échanger avec deux groupements de femmes soutenues dans leurs Activités Génératrices de Revenus par le PACOPE-SPE* d’Abomey-Calavi, programme inscrit dans l’Accord-Cadre 2022-2026 de SOS Villages d’Enfants Monde avec le MAEE. Il a également rencontré des familles et des enfants dans le village d’enfants SOS, des jeunes Béninois en formation au Centre Learnio ainsi que des élèves de l’Ecole Secondaire des Métiers d’Art (ESMA). Ces derniers ont présenté leurs tableaux mais aussi montré leurs talents théâtral et musical.

Au terme de la visite, les jeunes artistes en herbe ont fait don au Ministre d’un tableau réalisé dans le cadre du projet « Mon art, ma protection » qui, en 2023, a été financé par SOS Villages d’Enfants Monde. Très satisfait de sa visite, Xavier Bettel a félicité SOS Villages d’Enfants au Bénin pour tous les efforts consentis en faveur du bien-être des enfants et des jeunes.

*Au Bénin, deux Programmes d’Accompagnement des Communautés pour la Protection de l’Enfant et des Systèmes de Protection de l’Enfant (pour 300 familles et 1.400 enfants) sont inscrits dans l’Accord-Cadre 2022-2026 de SOS Villages d’Enfants Monde avec le Ministère luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes. Un accord de partenariat a été signé entre l’association luxembourgeoise SOS Villages d’Enfants Monde et SOS Villages d’Enfants au Bénin.

Publié le 22.02.2024

J’ai retrouvé l’espoir malgré la sécheresse grâce à SOS Villages d’Enfants et à Gayo Pastoral Development Initiative.

– Tiya Jatani, maman de Debano, 2 ans

La zone de Borena, au sud de l’Ethiopie, est actuellement en proie à une crise humanitaire causée par le cycle de sécheresse le plus sévère de ces quatre dernières décennies. Cette sécheresse prolongée qui a sévit pendant trois ans consécutifs a eu des conséquences dévastatrices, réduisant considérablement les ressources des habitants de la région et compromettant leur capacité à produire des denrées alimentaires.

La pénurie d’eau et d’aliments pour le bétail a entraîné la mort tragique de plus de 3,3 millions d’animaux d’élevage. Un nombre considérable de bêtes ont également succombé à des maladies. Depuis le début de l’épisode de sécheresse, plus de 3 300 000 animaux (soit plus de 45 % du bétail des éleveurs de Borena) ont trouvé la mort, les bovins représentant la majorité des pertes. Le woreda* de Yabello, ciblé par notre réponse humanitaire, est l’une des régions les plus touchées par sécheresse dans la zone.

*Découpage administratif correspondant à un district

Parmi les quelques 250 000 familles qui ont subi des pertes de bétail dans la zone de Borena, près de 35 000 ont perdu toutes leurs sources de revenus.

Une réponse humanitaire vitale soutenue par SOS Villages d’Enfants Monde

En réponse à cette situation humanitaire critique, un projet de réponse d’urgence a été lancé par SOS Villages d’Enfants en Ethiopie, en partenariat avec l’association Gayo Pastoral Development Initative. Ce projet soutenu par SOS Villages d’Enfants Monde depuis le Luxembourg a pour objectif de combler les besoins sanitaires et nutritionnels et de renforcer les moyens de subsistance des populations les plus vulnérables de la zone de Borena. Mis en œuvre de juillet 2023 à décembre 2024, il vise en priorité les femmes enceintes, enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées, premiers à souffrir des conséquences terribles de la sécheresse et du manque de nourriture sur la santé.

Parmi les bénéficiaires, le petit Debano Jatani est un enfant de 24 mois originaire de Yubdo Kebele, dans la région de Yabello. Il y vit avec sa mère, son père et son frère aîné. Debano était en bonne santé et heureux jusqu’à ce que les premiers symptômes de malnutrition ne se manifestent chez lui en fin d’année 2023. L’un des dépistages réguliers effectué les équipes d’aide humanitaire sur place a permis de dresser un bilan inquiétant sur son état de santé.

Debano et sa mère, photographiés lors de leur admission anticipée à l’hôpital en décembre 2023.

En conséquence, il a été orienté par les équipes de SOS Villages d’Enfants et admis au centre de stabilisation de l’hôpital général de Yabello.

Lors de leur admission à l’hopital, la mère de Debano, Tiya, a décrit en détail les circonstances difficiles auxquelles ils ont dû faire face avant de recevoir de l’aide : « Au cours des trois dernières années, la sécheresse nous a causé des difficultés inimaginables et nous avons souffert d’une faim et d’une soif constante. Mon mari, nos deux fils et moi-même vivons dans une petite maison très modeste. Malheureusement, mon mari n’a pas de source de revenus stable qui lui permette de subvenir à nos besoins. Autrefois, l’élevage était notre principal moyen de subsistance. Nous élevions plus de 10 bœufs et 15 chèvres, dont la viande et le lait nous permettait de subvenir aux besoins de notre foyer. Nos enfants, en particulier, consommaient le lait produit par notre bétail, très nourrissant. En plus de cela, nous cultivions nos terres pour compléter notre alimentation. Mais la sécheresse prolongée et impitoyable nous a dépouillés de tout ce pour quoi nous avions travaillé si dur. Notre famille se retrouve aujourd’hui démunie et je me sens submergée par le désespoir. Pendant la saison de la sécheresse, nous nous sommes accrochés à l’aide fournie par plusieurs organisations comme à une bouée de sauvetage. »

Tiya Jatani a également témoigné à notre équipe sa reconnaissance pour soutien déterminant qui lui a été apporté, ainsi qu’à son enfant : « Debano était dans un état d’irritabilité constante, son corps gonflait et il était incapable de manger ou de boire. Dès notre arrivée à l’hôpital général de Yabello, les infirmières lui ont installé des perfusions, amorçant ainsi le processus d’alimentation. Peu à peu, il a commencé à se rétablir et à reprendre des forces, puis à s’alimenter lui-même à l’aide d’une tasse. Très vite, il a été soulagé de sa maladie, a retrouvé sa vivacité et sa joie de vivre, et nous avons eu à nouveau des interactions. »

L’aide indispensable que nous avons reçue de SOS Villages d’Enfants en Éthiopie et de Gayo Pastoral Development Initiative est l’un des aspects qui nous a le plus marqués pendant notre séjour à l’hôpital Yabello. Ils nous ont fourni trois repas par jour, assurant ainsi notre subsistance pendant cette période difficile.

Tiya Jatani

Lorsqu’on lui a demandé de partager ses sentiments concernant l’aide alimentaire fournie par SOS Villages d’Enfants, la mère de Debano a répondu avec une gratitude sincère : « Tout d’abord, je voudrais exprimer ma profonde gratitude pour avoir pensé à nous, pour avoir pris la mesure de notre situation et pour nous avoir apporté votre soutien pendant cette période difficile. Grâce à Dieu, mon enfant a eu accès à du lait, car l’hôpital lui en a fourni. Je craignais de ne pas pouvoir rester avec lui pendant toute la durée de son traitement, car je n’avais pas les moyens d’acheter de la nourriture. Sans les trois repas quotidiens fournis par SOS Villages d’Enfants et Gayo Pastoral Development Initiative, j’aurais peut-être été obligée d’interrompre le traitement de mon enfant. Votre soutien m’a permis de rester à ses côtés. »

Aucune autre organisation ne nous a jamais soutenus à ce point. Je vous remercie infiniment. J’espère que votre soutien continuera à atteindre des personnes comme moi qui ne peuvent compter sur aucune autre forme d’assistance.

Tiya, maman de Debano

– Propos recueillis à Yabello par les équipes de SOS Villages d’Enfants en Ethiopie et Gayo Pastoral Development Initiative.

Photos : © Christine Stolz – © SOS Villages d’Enfants en Ethiopie

Pour en savoir plus et soutenir notre projet en Ethiopie :

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