Publié le 9.02.2024

Chaque enfant doit pouvoir s’exprimer et être écouté sur les sujets liés à son développement et influencer les prises de décision qui le concernent. C’est pourquoi, au sein des communautés, les Clubs d’Enfants permettent aux filles et aux garçons de débattre, de partager leurs savoirs, de promouvoir leurs droits, de se protéger contre toutes les formes de violence et de prendre des initiatives et mobiliser des ressources pour soutenir les enfants défavorisés de leurs quartiers.

« La voix des enfants »

A Pikine, au Sénégal, depuis quelques années, le Club « La voix des enfants » s’engage sur la problématique de la protection des enfants. Né en mars 2016, il a rapidement été reconnu au sein de la communauté, surtout par les enfants, mais aussi par les entités publiques. Tous ses membres ont été formés et accompagnés par l’équipe protection de l’enfant du PACOPE. Dès le départ, il a eu pour mission de s’assurer de la prise en compte de la parole des enfants sur les problèmes de protection, de réaliser des activités communautaires de sensibilisation et de signaler les cas de Violence, Abus, Exploitation, Négligence (VAEN) et les situations de vulnérabilité (OEV).

Le Club de Pikine est reconnu au sein de la communauté, surtout par les enfants.

Mobilisation des ressources

Le Club a mobilisé des ressources au sein de la communauté et auprès d’autres acteurs en protection de l’enfant pour notamment soutenir des enfants ayant des besoins éducatifs. Il a ainsi organisé quelques grandes activités, comme une cérémonie de distribution de fournitures scolaires aux enfants des familles vulnérables de Pikine après une vaste collecte de fonds menée auprès des AVE&C, des maires et des particuliers.

Séances de sensibilisation

De 2017 à 2020, le Club a organisé 445 séances de sensibilisation sur des sujets variés comme la scolarisation des enfants, surtout celle des filles, les conséquences des violences faites aux enfants ou encore à partir de 2020 sur les mesures barrières au temps du Covid-19. Il a touché 3.470 personnes du quartier (76% de filles/garçons et 24% d’adultes).

Activité « le rendez-vous des enfants » organisée par le Club d’Enfants.

Contribution aux activités des enfants du quartier

En plus des sensibilisations, le Club a été actif dans des activités d’information, d’éducation et de communication à travers des visites à domicile, ce qui a permis de voir si le suivi scolaire fonctionnait bien. Le Club a réalisé des activités socio-éducatives, culturelles et sportives, mais aussi participé à des cérémonies et à des colonies de vacances en initiant des activités de loisirs.

Répondre à la maltraitance et à la vulnérabilité

Le Club a par ailleurs eu des résultats remarquables dans l’identification et le signalement des cas de VAEN/OEV, ce qui a démontré à la communauté à quel point les enfants sont incontournables dans la résolution des problèmes qui les concernent. Il a aussi engagé la mobilisation de ressources pour répondre à des situations de vulnérabilité des enfants (OEV). Ainsi l’activité « Eutou Xaléyi » (la cour des enfants), qui s’est déroulée chaque soir pendant les vacances au siège de l’association, a rassemblé les enfants pour des séances d’animation, de sensibilisation et de renforcement selon l’approche « Child to Child » et mobilisé des ressources via le parrainage d’un leader communautaire, d’une autorité locale ou d’un groupe AVE&C. Au final, grâce à ces ressources, le Club a distribué des fournitures scolaires à plus de 200 enfants – dont les familles avaient été impactées par les inondations – afin qu’ils puissent démarrer à temps leur scolarité.

Quelques résultats en bref

En quelques années, on peut dire que le Club d’Enfants a largement contribué à la promotion des droits de l’enfant dans les familles et au sein de la communauté. Les parents/tuteurs ont moins recours aux châtiments corporels en cas de manquement aux règles de conduite, la communication parents/enfants s’est renforcée et les violences faites aux enfants ont diminué. La scolarisation de l’enfant, son suivi et son maintien à l’école ont connu des améliorations, grâce au renforcement des pratiques parentales, notamment via les conseils du Club d’Enfants. Et, grâce à ses actions, les enfants de la communauté ont accru leurs connaissances sur leurs droits et leur protection contre les VAEN/OEV, les facteurs de risque et influencent positivement les pratiques de leurs parents. Un enfant a dit : « Nous savons aujourd’hui où sont les problèmes et comment les solutionner. On informe les enfants de leurs droits et devoirs. Il y a eu beaucoup de changements ».

Nous savons aujourd’hui où sont les problèmes et comment les solutionner. On informe les enfants de leurs droits et devoirs. Il y a eu beaucoup de changements

Enfant membre du Club d’Enfants de Pikine

Etendre les activités vers d’autres communautés

La participation de l’enfant et la démarche d’accompagnement visant à rendre les enfants auteurs, acteurs et animateurs de leurs propres initiatives de promotion de leurs droits et de leur protection, sont des facteurs clé de réussite du Club. A noter que l’appui et l’accompagnement par les membres du Comité de quartier de protection de l’enfant ont fortement contribué à atteindre ses résultats. On peut aussi mentionner la collaboration avec les Éclaireuses et Éclaireurs du Sénégal et les maires pour la prise en compte des préoccupations des enfants dans leurs programmes. Au fil du temps, le Club a étendu ses activités vers d’autres communautés avec l’appui d’autres partenaires que le PACOPE pour la réalisation d’activités avec d’autres groupes d’enfants.

Photos : © SOS Villages d’Enfants au Sénégal

Publié le 24.01.2024

Ce 24 janvier, nous célébrons avec la communauté internationale une journée consacrée à l’éducation, adoptée par les Nations Unies en 2018. « Apprendre pour une paix durable » est la thématique retenue pour cette sixième édition, sujet qui prend tout son sens dans un monde où les conflits se multiplient et où l’intolérance et la discrimination gagnent dangereusement du terrain. Cette année, l’accent est mis par l’Unesco sur le rôle crucial du système éducatif et des enseignants pour lutter contre les discours de haine qui menacent communautés et individus, partout dans le monde.

L’éducation est un droit fondamental et un des piliers du développement. Une éducation inclusive, équitable, juste et de qualité pour toutes et tous garantit de ne laisser personne au bord de la route et participe à la cohésion sociale et à la paix. Nous devons en préserver l’accès aux enfants les plus vulnérables. Or, aujourd’hui encore, 250 millions d’enfants et de jeunes dans le monde sont privés d’école.

Cette éducation inclusive de qualité est au cœur du projet mis en place par notre association sœur SOS Villages d’Enfants à Madagascar dans le sud de l’île où de trop nombreux enfants n’ont pas accès à l’école ou apprennent dans des conditions très précaires. Deux nouvelles salles de classe viennent d’être inaugurées et accueilleront les jeunes élèves du primaire de l’école publique de Tanandava qui pourront désormais apprendre, avec leurs professeurs, dans de bonnes conditions.

Retrouvez ici les photos de cette journée extraordinaire pour les élèves de Tanandava !

Entre novembre et janvier 2024, deux nouvelles salles de classes et un bloc de latrines ont été construits pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves ainsi que leur confort.

Photos : © SOS Villages d’Enfants à Madagascar

Un grand merci à toutes les personnes impliquées dans ce formidable projet !

Pour en savoir plus :

Publié le 12.01.2024

En ce 12 janvier, nous avons une pensée particulière pour Haïti qui, il y a quatorze ans, subissait un tremblement de terre qui a dévasté Port-au-Prince et sa région et qui est aujourd’hui en proie à une crise majeure et à l’escalade de la violence. Nous pensons aux enfants et aux familles vulnérables et à notre association sœur SOS Villages d’Enfants en Haïti qui, depuis 45 ans, est engagée pour eux sur le terrain.

Suite au séisme de 2010, SOS Villages d’Enfants en Haïti avait travaillé avec l’Etat pour réhabiliter des écoles publiques et communautaires et proposer des programmes de formation pour les professeurs. Le projet de rénovation, d’extension et d’aménagement de l’école communautaire de Santo en est un bel exemple. Il a pu se faire grâce au financement de SOS Villages d’Enfants Monde soutenue par le Ministère luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes, les Rotary Clubs du Luxembourg et des donateurs privés.

Rouverte en février 2012, cette école n’a jamais cessé de fonctionner et accueille aujourd’hui quelque 190 élèves. Une exception alors que de nombreux établissements ont été fermés pendant de longs mois l’an dernier privant quatre millions d’enfants d’éducation.

L’association locale, qui a toujours répondu à l’urgence en portant secours aux plus vulnérables, essaye dans des conditions difficiles de maintenir une partie de ses programmes communautaires. « De nombreuses familles sont en difficulté et dépendent de notre aide pour survivre », explique sa directrice Faimy Carmelle Loiseau. « Il y a un grand besoin de produits essentiels mais il faut aussi répondre aux besoins de santé mentale des enfants dont certains ont été victimes de violences ».

Heureusement, les centaines d’enfants et de jeunes pris en charge dans les villages d’enfants SOS du pays sont en sécurité. Un autre point positif est que les écoles gérées par SOS restent ouvertes pour accueillir les enfants des villages SOS et des communautés et fournir ce qui constitue pour certains leur seul repas de la journée.  

Nous essayons de créer un espace très accueillant et sûr pour les enfants, de manière à ce qu’ils se sentent en sécurité. Nous essayons de leur donner le sentiment qu’ils peuvent avoir une vie normale – nous les envoyons à l’école et nous organisons des activités ludiques pour eux 

Faimy Carmelle Loiseau, Directrice de SOS Villages d’Enfants en Haiti

Photos : © SOS Villages d’Enfants en Haiti © Anne Rose Schoen © Maxence Bradley

Publié le 18.12.2023

En cette journée internationale des migrants, célébrée tous les 18 décembre afin de commémorer l’adoption en 1990 de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles, nous avons une pensée pour tous les migrants, et notamment ceux qui arrivent sur le sol colombien, pays avec lequel nous menons un projet depuis 2021.

Notre association y soutient SOS Villages d’Enfants en Colombie afin d’accompagner les efforts du gouvernement dans l’intégration des familles migrantes présentes dans le pays. Le projet, dont c’est actuellement la troisième et dernière phase, a évolué.

Migrants en transit depuis le Venezuela pris en charge pas SOS Villages d’Enfants en Colombie – 2021

Si au départ l’objectif était de répondre aux besoins essentiels des enfants et d’essayer de retrouver leurs familles pour les réintégrer ou leur proposer, le cas échéant, une prise en charge alternative, la dernière phase qui s’est étendue sur l’année 2023 a également intégré des services de protection afin de permettre une gestion de cas individualisée de chaque enfant. De plus, les familles migrantes qui courent un risque de perdre la prise en charge parentale sont renforcées.

Les villes d’Ipiales et de Pasto dans le département de Nariño (à la frontière avec l’Equateur) et la ville de Maicao dans le département de La Guajira (à la frontière avec le Venezuela) sont concernées.

Pour en savoir plus :

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