Publié le 14.12.2023

Abir est le plus jeune des enfants vivant au village d’enfants de Chittagong. Tout le monde l’aime. « C’est le meilleur conteur d’histoires de la famille » explique sa maman SOS, qui s’occupe de lui depuis qu’il a été pris en charge par SOS Villages d’Enfants au Bangladesh.

Chaque fois qu’elle revient du marché, Abir lui raconte tout ce qui s’est passé pendant son absence. Il l’attend à la porte et commence son récit dès qu’elle entre dans la maison. Qui a dit quoi, qui a fait quoi et ce qu’il en pense… 

« Parfois, impossible de l’arrêter ! », dit sa maman en riant. « Comme tout à l’heure, lorsque nous nous sommes assis ensemble sur la pelouse pour raconter notre excursion. Nous sommes sortis en famille aujourd’hui et nous sommes passés devant une grande statue de tigre. » Toute la soirée, Abir raconte à qui veut bien l’entendre à quel point il trouve cette statue géniale et il ouvre grand les bras pour montrer combien elle était grande. Tout le monde l’écoute volontiers et rit lorsqu’il imite le tigre.

Une enfance bouleversée

Abir et son frère aîné vivent depuis un an dans le village d’enfants SOS de Chittagong. Leur mère SOS se souvient d’être allée chercher les deux enfants dans le bureau du directeur. Le frère d’Abir pleurait à chaudes larmes car il ne voulait pas quitter ses grands-parents. Abir, lui, était très calme et lui a directement pris la main.

Leurs deux parents ont disparu suite à une terrible tragédie dont les enfants ont été témoins. La situation financière de leurs grands-parents était si précaire qu’il leur était impossible de prendre en charge les deux garçons. Ayant entendu de nombreux témoignages attestant de la bonne réputation des villages d’enfants SOS, ils ont tout mis en œuvre pour que leurs petits-fils soient accueillis ensemble dans l’un de ces villages.

Le frère d’Abir a eu beaucoup de mal à accepter ce changement de situation. À l’inverse d’Abir, il était anxieux et solitaire, peinait à nouer des liens avec les autres enfants et souffrait de troubles du sommeil. « Il s’isolait souvent », raconte sa mère SOS.  Une nuit, il est venu la voir dans son lit et lui a raconté ses rêves, conséquences des souvenirs de son traumatisme ». Après quelques mois passés avec sa nouvelle famille, il a désormais confiance en ses frères et sœurs et en elle. La situation s’est également nettement améliorée pour lui à l’école.


Abir n’a pas montré autant de difficultés à son arrivée au village. « Quand Abir ne raconte pas d’histoires, il aime beaucoup jouer au football », nous explique sa maman.

En plus de cela, il peint de manière très créative. L’une de ses grandes sœurs, qui a déjà déménagé, fait des études d’art et vient régulièrement pour peindre et bricoler avec ses frères et sœurs. Abir est déjà incroyablement doué avec les couleurs et les formes pour son âge.

Pour son dernier anniversaire, une petite fête a été organisée à la maison. Avec des ballons et des cadeaux. Tout le village a été convié, pour le plus grand plaisir d’Abir qui adore l’agitation. « Il avait demandé une voiture de jeu qu’il a déballée en rayonnant de joie » nous raconte sa mère du village d’enfants SOS. « Il a ensuite parlé de son cadeau à tout le village d’enfants ! Il est comme un messager », dit-elle en riant. « Nous avons déjà beaucoup de bons souvenirs avec Abir. Il s’est très bien intégré dans la famille ».

© Photos : Alea Horst

Comme Abir et son frère, de nombreux enfants ont besoin d’une prise en charge après un événement traumatisant. SOS Villages d’Enfants propose une prise en charge de type familiale adaptée à chaque enfant, leur permet de grandir aux côtés de leurs frères et sœurs et de recevoir les soins nécessaires pour et surmonter leurs difficultés et se développer.

En souscrivant à un parrainage, vous contribuez à améliorer considérablement la vie des enfants et jeunes pris en charge par SOS Villages d’Enfants et leur offrez une chance supplémentaire de s’épanouir.

Pour parrainer un enfant ou un village d’enfants :


Publié le 20.11.2023

Coup d’œil sur un projet de renforcement familial

A l’occasion de la journée de l’enfance, nous avons à cœur de partager avec vous l’histoire de Rebeca*, jeune maman qui participe à un projet d’autonomisation pour mères célibataires en Bolivie. Grâce à ce programme, elle a compris l’importance d’entretenir des liens de confiance avec sa petite Diana*.

En Bolivie, la résilience des mères célibataires est visible partout, plus de 80 % des familles monoparentales étant dirigées par des femmes. Les défis auxquels elles sont confrontées, en particulier les difficultés économiques qui touchent 65% de ces familles, témoigne de la force et de la détermination dont les femmes doivent faire preuve pour gérer à la fois les responsabilités domestiques et les besoins financiers de leurs familles.

En réponse à leurs problèmes pressants, SOS Villages d’Enfants en Bolivie a lancé le projet « Autonomisation familiale pour les jeunes femmes avec enfants en bas âge ». Il concerne 175 femmes en situation de vulnérabilité, collectivement responsables de 220 enfants de moins de six ans.

Les similitudes entre les participantes au projet révèlent un récit commun : de jeunes femmes, la plupart âgées de moins de 30 ans, sans qualification professionnelle, exercent un travail informel pour subvenir aux besoins de leur famille. Rebeca, par exemple, est devenue maman à l’âge de 15 ans.  Elle a aujourd’hui 19 ans, sa petite Diana a 4 ans. Elle est avec elle à chaque instant, ce qui lui donne de la force.

A travers les workshops proposés par SOS Villages d’Enfants en Bolivie, Rebeca a radicalement changé, devenant une personne autonome et courageuse, prête à surmonter l’adversité.

Avec Diana j’ai un but, j’ai appris beaucoup de choses et j’accepte les responsabilités pour atteindre mes objectifs 

Rebeca, maman de Diana, 4 ans

En conciliant ses études et son rôle de mère, Rebeca illustre l’impact du projet. Elle, qui étudie l’éducation de la petite enfance, aspire à créer son propre centre pour enfants avant peut-être de se plonger dans la biochimie. Son parcours, bien que traversé de joies, a été difficile au niveau économique, mettant en évidence les obstacles auxquels les jeunes mères sont confrontées pour subvenir aux besoins de leurs enfants.

Il est difficile d’être une jeune mère, vous avez besoin de ressources pour soutenir cet enfant 

Rebeca, participante au projet d’autonomisation familiale

Le principal objectif du projet consiste à renforcer les familles afin d’éviter leur éclatement. Consciente de l’importance des relations de confiance, en particulier dans les familles avec de jeunes enfants, SOS Villages d’Enfants fait en sorte qu’aucun enfant ne grandisse seul. Ses efforts visent à établir des liens nourriciers, de la naissance à une vie adulte indépendante.

Une leçon que Rebeca met en pratique dans sa relation avec Diana. « Si je lui donne de l’affection, elle sait qu’elle est aimée, protégée et en sécurité ». Le soutien de SOS Villages d’Enfants s’étend aux centres pour enfants gérés par les municipalités où ressources et professionnels sont là pour améliorer leurs services.

Face à l’adversité, Rebeca et d’innombrables autres mères célibataires trouvent la force d’aller de l’avant avec un objectif et entourées d’une communauté grâce au projet de SOS Villages d’Enfants en Bolivie.

Tout en continuant à renforcer l’autonomie de ces femmes, l’initiative joue également un rôle crucial dans la construction d’un avenir meilleur pour les enfants qui bénéficient des liens et de la résilience forgés au sein de leurs familles.

* Noms changés pour des raisons de protection.

© Monica Garcia Zea / Mijhail Calle

Publié le 16.11.2023

Pose de la première pierre de salles de classe à Tanandava

Depuis le début de l’année, à l’extrême sud de Madagascar, nous accompagnons le projet Fagnavotse axé sur le renforcement de la résilience et le développement communautaire. Ce projet met l’accent sur l’accès durable aux droits essentiels. Parmi ces droits, l’éducation qui reste un parent pauvre dans une région très pauvre et particulièrement menacée par le changement climatique.

En effet, face aux besoins pressants des communautés, confrontées depuis des années à la sécheresse et à l’insécurité alimentaire, l’éducation se trouve négligée, en particulier celle des filles qui manquent par ailleurs de protection et sont très exposées au travail des enfants.

Aussi notre association sœur SOS Villages d’Enfants à Madagascar a-t-elle décidé de prendre les choses en main et, à travers le projet Fagnavotse, de proposer aux enfants du fokontany de Tanandava une éducation inclusive de qualité dans les meilleures conditions d’apprentissage possibles. Voilà comment a pris forme un projet de construction et d’équipement de deux salles de classe (avec bloc sanitaire) pour les élèves du primaire de l’école publique. Avec en plus l’idée de former et de faire travailler les membres de la communauté locale.

Le coup d’envoi du chantier vient d’être donné !

Début novembre, la pose de la première pierre de ce projet qui allie éducation et soutien économique a eu lieu en présence des autorités locales et administratives, de leaders locaux, du maire de Faux Cap, de la directrice régionale de l’éducation nationale d’Androy, de l’équipe chargée du projet Fagnavotse chez SOS Villages d’Enfants et de membres de la communauté. Une cérémonie coutumière et religieuse avait précédé la cérémonie officielle. A suivi une réunion communautaire qui a permis de répartir les tâches et les formations prévues pour les 120 membres de la communauté concernés.

Retrouvez ici quelques photos de la pose de la première pierre de ce projet si important pour les élèves et la communauté de Tanandava !

Pose de la première pierre sur le chantier de l’école lors de la cérémonie coutumière et religieuse le 5 novembre 2023.
La cérémonie officielle de la pose de la première pierre a eu lieu lundi 6 novembre en présence de représentants des autorités locales et d’acteurs de l’éducation dans la Région d’Androy.

Photos : © SOS Villages d’Enfants Monde © SOS Villages d’Enfants à Madagascar

Pour plus d’informations sur notre travail dans le sud de Madagascar :

Publié le 10.11.2023

En octobre 2021, Rimma*, 30 ans, a été orientée vers le service SOS de renforcement de la famille de Khorezm car elle avait décidé placer ses filles, Ilham et Elena*, dans une institution. Leurs conditions de vie s’étaient fortement dégradées et seule, elle ne parvenait pas à subvenir aux besoins essentiels de ses enfants.

En 2019, après le décès de son mari dans un accident de voiture, les relations de Rimma avec sa belle-mère se sont détériorées. Forcée de quitter la maison familiale, elle s’est installée dans une mosquée.

Rimma était très impactée par la douleur de la perte de son mari. Sans logement ni revenus, elle s’est sentie submergée et la peur, l’anxiété, la dépression et l’incapacité à s’occuper correctement de ses enfants l’ont obligée à prendre la décision la plus difficile de sa vie : renoncer à ses droits et envoyer les filles à l’orphelinat. C’est ainsi que la famille a été prise en charge par le centre social SOS de Khorezm.

Grâce à l’accompagnement juridique fourni par les équipes du centre, Rimma et ses filles ont pu emménager dans la maison des parents de Rimma. Plus tard, une importante donation lui a permis de devenir propriétaire de la maison. Le conseiller spécialiste de l’emploi de l’équipe de SOS Villages d’Enfants a orienté Rimma vers une formation en informatique et en soins infirmiers, qui lui a permis de trouver un emploi d’infirmière dans un centre médical. Aujourd’hui, elle a un emploi et des revenus stables.

L’accès à un soutien psychosocial complet a été crucial pour la famille de Rimma. L’état émotionnel de la mère et ses deux filles s’est considérablement amélioré, la relation enfant-parent se renforce et évolue très positivement. Rimma a appris à prendre soin de sa propre santé mentale et de celle de ses enfants.

La sensibilisation à la parentalité positive a aidé Rimma à développer des compétences pour s’occuper correctement de ses filles – elle a commencé à les aider à faire leurs devoirs et a appris à répondre à leurs besoins. Prise en charge par des services de santé locaux, Elena, sa fille cadette, a amélioré ses capacités intellectuelles et cognitives ainsi que ses résultats scolaires. Les relations avec les proches de Rimma ont également progressé dans le bon sens : ses parents adorent leurs petites-filles et sont très fiers de ce que leur fille a accompli.



Rimma se souvient de la terrible période qu’elle a traversée et ne peut retenir ses larmes de joie en voyant comment la vie de sa famille a changé : « Malgré toutes le deuil et les difficultés de la vie, et lorsque, désespérée, j’aurais pu commettre ma plus grosse erreur, SOS m’a tendu la main et m’a soutenu à tel point que j’ai du mal à y croire. Leur aide m’a offert l’opportunité de changer, de changer ma vie et celle de mes filles. Le plus important, c’est que nous sommes ensemble aujourd’hui et que nous sommes heureuses ! »

*Prénoms changés pour des raisons de protection


Photos : © SOS Villages d’Enfants en Ouzbékistan

En savoir plus sur notre action en Ouzbékistan

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