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Nos PACOPE en Afrique de l’Ouest

Publié le : 10.02.2022

4 pays, 12 programmes, 1.000 jeunes, 2.250 familles, 12.050 enfants et adolescents, 15.000 acteurs de la protection de l’enfance

En ce début 2022, 12 nouveaux Programmes d’Accompagnement des Communautés pour la Protection de l’Enfant (PACOPE), inscrits dans notre 4e Accord-Cadre (2022-2026) signé le 2 février dernier avec le Ministère luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes, démarrent en Afrique de l’Ouest. Le Bénin devient pays partenaire aux côtés de la Guinée, du Niger et du Sénégal. Quelque 30.000 personnes parmi lesquelles 12.050 enfants/adolescents et 2.250 familles sont les bénéficiaires directs de ces programmes qui s’écrivent dans le sillage des précédents tout en répondant aux besoins engendrés par la pandémie de Covid-19. Il s’agit donc de consolider le travail engagé pour que des enfants en situation de vulnérabilité puissent bénéficier d’une prise en charge de qualité, de renforcer le respect de leurs droits et ceux des jeunes et de mobiliser tous les acteurs de la protection de l’enfance. Il s’agit aussi d’accompagner les jeunes sur le chemin de l’emploi, la pandémie ayant encore fragilisé leur situation.

Les PACOPE, d’hier à aujourd’hui

Les programmes s’articulent dans la continuité thématique et géographique des PACOPE développés entre 2017 et 2021 (Guinée, Mali, Niger, Sénégal) dont les résultats sont encourageants. En 5 ans, la protection de l’enfant a acquis des bases solides au niveau local et régional et elle s’est améliorée au sein des communautés. Au niveau familial, le cadre s’est transformé grâce à un changement de comportement des parents, à leurs bonnes pratiques quotidiennes (alimentation, santé, hygiène de vie…) et à leurs attitudes positives (dialogue, non-violence, prise en compte du point de vue de l’enfant…). Au niveau communautaire, un réseau de protection de l’enfant a émergé grâce aux Comités de Protection et Clubs d’Enfants, véritables locomotives. Enfin, collectivités décentralisées, services techniques de l’Etat et structures communautaires de protection de l’enfant ont démarré une action coordonnée.

Objectifs et stratégie

Si les PACOPE s’attachent fondamentalement aux droits de l’enfant, en particulier à ses droits de protection, ils portent désormais aussi sur les droits des adolescents et des jeunes. Ils veulent mobiliser à leurs côtés, familles, communautés, acteurs de la société civile, acteurs étatiques et pouvoirs publics pour que tous œuvrent ensemble en faveur de ces droits. « La jouissance des droits par les enfants, les adolescents et les jeunes et leur protection sont améliorées en conformité avec les politiques nationales en la matière mises en œuvre à différents niveaux d’intervention par les acteurs qui en portent la responsabilité (Etats, communautés/société civile, familles, enfants) ».Pour ce faire, il s’agira d’améliorer la prise en charge et la protection des enfants/adolescents dans des familles stables, biologiques ou d’accueil, et de leur assurer l’accès aux services sociaux. Par ailleurs, il faut accompagner les jeunes (15-24 ans) vers une vie adulte autonome et vers l’emploi via la formation professionnelle et l’insertion socio-économique, en favorisant le développement de compétences de vie et de compétences professionnelles.

Région économiquement pauvre

En 2020, l’Afrique de l’Ouest, qui réunit des pays avec un Indice de Développement Humain parmi les plus faibles, comptait plus de 401 millions d’habitants, soit environ 37% de la population de l’Afrique. Cette région connaît une croissance démographique très forte (plus de 10 millions chaque année). D’un pays à l’autre, on note de grandes similitudes en termes de pauvreté, d’indicateurs de santé, de développement économique… La vulnérabilité des enfants y est étroitement liée à une pauvreté multidimensionnelle et à des pratiques néfastes. La situation socio-économique des jeunes y est préoccupante d’autant plus après deux années de Covid-19. Alors que les problématiques se recoupent, l’approche retenue pour les 12 PACOPE est la même dans ses grandes lignes mais tient compte des particularités de chaque site d’intervention.

30.000 bénéficiaires directs

Ce sont quelque 30.000 personnes qui devraient directement bénéficier de ces programmes parmi lesquelles 12.050 enfants et adolescents, 1.000 jeunes de 15 à 24 ans, 2.250 familles ainsi que 15.000 acteurs formels et informels, étatiques et non étatiques, impliqués dans la protection de l’enfance. Indirectement, c’est l’ensemble des communautés d’intervention, soit quelque 700.000 personnes, qui bénéficieront à long terme de ces programmes de développement qui tissent des liens étroits avec les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies.

95 quartiers/villages d’intervention

Implémentés dans 12 localités, les PACOPE vont se déployer dans 95 quartiers et villages, au Bénin, en Guinée, au Niger, au Sénégal. Là où ils existaient déjà, de nouveaux sites ont été choisis, autant de lieux de vie aux contextes ardus où la pauvreté et les cadres sanitaires et sociaux difficiles empêchent les familles de bien répondre aux besoins des enfants. A la précarité économique et à celle de l’habitat, s’ajoutent des pratiques souvent inadaptées en matière de santé, hygiène et nutrition. Au niveau de l’éducation, les inégalités entre filles et garçons, la faible scolarisation au préscolaire, la déscolarisation des enfants ou encore la difficulté d’accès des enfants handicapés à un enseignement inclusif sont des problèmes de taille. Dans le domaine de la protection de l’enfant, les défis sont grands et accentués par la crise du Covid-19. Education coercitive, enfants abandonnés à des membres apparentés à la famille pour leur éducation, mariages et grossesses précoces, Violence, Abus, Exploitation et Négligence (VAEN), violences basées sur le genre, maltraitance et marginalisation des enfants dits « sorciers » sont très préoccupants. En ce qui concerne les jeunes, leur situation socio-économique est difficile et la crise du Covid-19 n’a fait qu’aggraver le chômage, leur insertion socio-professionnelle et leur accès à l’emploi.

Les PACOPE en un clin d’œil

Guinée, 4 PACOPE, 53 quartiers répartis dans 9 communes dépendant des villes de Kankan, Labé, N’Zérékoré et Conakry. Bénéficiaires directs : 900 familles, 5.900 enfants/adolescents et 400 jeunes / 160 Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit (AVE&C) avec 4.000 membres, 53 Conseils Locaux Enfants et Familles (1.272 leaders communautaires) et 53 Clubs d’Enfants (636 membres) etc.

•  Bénin, 2 PACOPE, 18 quartiers/villages dans les communes d’Abomey-Calavi et de Parakou. Bénéficiaires directs : 300 familles/tuteurs, 1.400 enfants/adolescents et 100 jeunes / 65 AVE&C (1.625 membres), 18 Comités de Protection de l’Enfant (432 membres) et 18 Clubs d’Enfants (216 membres) etc.

•  Niger, 2 PACOPE, 9 quartiers/villages dans les communes urbaines de Dosso et de Tahoua. Bénéficiaires directs : 450 familles/tuteurs, 2.050 enfants/adolescents et 200 jeunes / 68 AVE&C (1.691 membres), 9 Comités de Protection de l’Enfant (216 membres) et 9 Clubs d’Enfants (108 membres) etc.

Sénégal, 4 PACOPE, 15 quartiers dans la commune urbaine de Pikine et dans les régions de Kaolack, Kolda et Louga. Bénéficiaires directs : 600 familles/tuteurs, 2.700 enfants/adolescents et 300 jeunes / 138 AVE&C (3.450 membres), 15 Comités de Protection de l’Enfant (360 membres) et 15 Clubs d’Enfants (180 membres) etc.

© photos : SOS Villages d’Enfants Guinée

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