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Sécheresse à Madagascar :
la lutte pour se nourrir

Publié le : 29.10.2021

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Le sol est sec comme de l’os, les arbustes sont ratatinés et les champs sont dénudés dans le sud de Madagascar, alors que la région subit sa quatrième année consécutive sans pluie. Il s’agit de la pire sécheresse depuis 40 ans et des centaines de milliers de familles souffrent de la faim.

Soavelo*, 27 ans, mère célibataire de trois enfants  de 6, 3 et 1 ans, raconte qu’elle vendait du café et du pain pour vivre. Elle plantait également du maïs et des haricots dans son petit champ et élevait quelques poulets qui lui fournissaient des œufs.

La plupart des habitants du sud de Madagascar vivent de l’agriculture et de l’élevage à petite échelle. La combinaison de mauvaises récoltes successives, de la sécheresse et de la pandémie de Covid-19 a fait tripler ou quadrupler les prix des aliments sur le marché local, obligeant les gens à vendre leur bétail et leurs biens pour acheter de la nourriture.
Avec la sécheresse prolongée, Soavelo a vu ses revenus se tarir et a été contrainte de vendre ses poulets pour nourrir sa famille. Elle en est arrivée à ne pouvoir donner qu’un repas par jour à ses jeunes enfants.

« Ce n’est pas la première fois que je subis la sécheresse », dit Soavelo, assise par terre avec ses trois enfants devant leur maison de Ranonda, un village isolé du sud-ouest de Madagascar.  « Quand j’étais enfant, il y avait des sécheresses et nous dormions souvent affamés, mais ce n’était pas aussi grave. Voir mes enfants si affamés est douloureux », dit-elle.

Soavelo dit qu’elle avait épuisé toutes les possibilités de trouver de la nourriture lorsque l’aide d’urgence de SOS Villages d’Enfants à Madagascar est arrivée dans sa communauté en mai 2021.

Réponse à la crise

Soavelo fait partie des 1.600 familles des six communautés les plus touchées des districts d’Androy et d’Atsimo-Andrefana qui ont bénéficié du programme d’urgence de SOS Villages d’Enfants. Le programme a ciblé les ménages dirigés par des femmes et ceux ayant de nombreux enfants. Les familles ont reçu du riz, des céréales et des haricots pendant plus de deux semaines, et ont ensuite été intégrées dans un projet de travail contre rémunération.
Le programme « argent contre travail » fournit un emploi à court terme à des hommes et des femmes vulnérables non qualifiés ou semi-qualifiés afin qu’ils puissent répondre à leurs besoins les plus urgents. Les bénéficiaires identifient eux-mêmes les activités qui bénéficieront à l’ensemble de la communauté locale. 

Cinq fois par semaine, Soavelo se joint à un groupe et, ensemble, ils construisent une route qui reliera Ampakabo et Ranonda à Anarabe. Les ouvriers reçoivent 15.000 Ariary (4 dollars US) par semaine, soit l’équivalent de 20 tasses de riz ou de 15 kilos de manioc.

« Je suis une mère célibataire et je ne compte sur personne pour élever mes enfants », explique Soavelo. « Depuis que je travaille à la construction de la route, mes enfants ne dorment plus le ventre vide. Je ne m’inquiète pas pour la nourriture. « , dit-elle. 

Sur le chantier, Soavelo a trouvé l’occasion de relancer son activité de vente de tasses de café et de pain, qui lui rapporte un peu plus d’argent.

Mais sans pluie, Soavelo a peur de ne pas pouvoir reconstituer ses réserves alimentaires. Lorsque les travaux de construction prendront fin, « je serai peut-être obligée d’abandonner mes terres et d’aller chercher de la nourriture dans les villes voisines ».

SOS Villages d’Enfants Monde se mobilise

Voilà pourquoi SOS Villages d’Enfants Monde s’est engagée auprès de SOS Villages d’Enfants Madagascar afin d’apporter un soutien à 839 familles supplémentaires. Ce projet permettra de répondre à leurs besoins immédiats et de réduire le risque de malnutrition pour 335 enfants de moins de 5 ans.

*Le nom a été modifié pour protéger sa vie privée.

© photo : Sammy Rabenirainy

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