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Journée internationale de la jeunesse

Publié le 12.08.2026

Dans le sillage de la Journée mondiale des compétences des jeunes, le 12 août met en lumière cette jeunesse, ses potentiels, ses réalisations, ses attentes dans un monde toujours plus rapide, incertain et plein d’inquiétude. Actuellement, environ 260 millions de jeunes ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études (NEET / source : OIT Infos, ONU News, janvier 2026).

Adoptée en 1999 par les Nations Unies, la Journée internationale de la jeunesse a cette année pour thème « Différentes réalités, aspirations communes » pour rappeler que, même si les contextes diffèrent d’une région du monde à l’autre, partout les jeunes formulent de mêmes espoirs et ont des attentes similaires. « Ils aspirent à la dignité, à des opportunités, à une participation significative, à un travail décent, à une éducation de qualité et à un avenir durable ».

En ce 12 août, nous avons donc à cœur de partager avec vous quelques échos de nos quatre programmes de développement, dits PACOPE-SPE, en cours au Sénégal, en faisant un zoom sur le volet employabilité des jeunes. En effet, depuis 2022 un volet spécifique est consacré à l’accompagnement des 15-24 ans sur la route de l’emploi. Des centaines de jeunes de Kaolack, Kolda, Louga et Pikine (Dakar) sont concernés.

© SOS Villages d’Enfants au Sénégal

Au Sénégal, où la moitié de la population a moins de 19 ans et 75% a moins de 35 ans, l’accès au marché du travail et la recherche d’un emploi sont très compliqués pour les 15-24 ans, en particulier pour les jeunes filles. En 2025, le chômage des jeunes y a atteint 27,4% (sources : SOS Villages d’Enfants au Sénégal, ANSD). Dans les zones périurbaines et rurales, les opportunités économiques sont limitées et partout les jeunes sont confrontés à des obstacles structurels. Les risques d’exclusion sociale sont grands pour celles et ceux qui grandissent dans des situations de grande vulnérabilité. Beaucoup se lancent dans de petits emplois précaires et informels sinon prennent la route de l’exode vers les grandes villes ou de l’exil vers un ailleurs.

La situation des filles est encore plus difficile alors qu’environ 30% d’entre elles sont mariées avant leurs 18 ans (sources : SOSVE au Sénégal, Unicef) et que les grossesses précoces sont tristement courantes.

Face à cette situation particulièrement difficile et aux défis de taille qui persistent, il y a lieu de renforcer efficacement les compétences professionnelles, entrepreneuriales et financières des jeunes, surtout des jeunes filles, pour favoriser leur insertion socio-économique, leur autonomie et leur bien-être.

SOS Villages d’Enfants au Sénégal, qui soutient au quotidien quelque 2.100 jeunes, en accompagne 1.000 grâce aux PACOPE-SPE. Parmi ceux-ci, plus de 300 sont épaulés dans leur parcours vers l’emploi et l’autonomie que ce soit à travers la formation et l’insertion professionnelles ou en favorisant l’appui à l’entrepreneuriat et l’auto-emploi. Il s’agit également d’encourager le développement de leurs compétences de vie et de leurs compétences sociales. Les équipes des programmes PACOPE-SPE travaillent étroitement avec des partenaires spécialisés, des structures techniques de l’Etat, des acteurs économiques et de la société civile.

À la rencontre d’un jeune créateur de sacs à Pikine, Sénégal
© SOS Villages d’Enfants au Sénégal

En 2025, 368 jeunes, déscolarisés ou non scolarisés, ont été accompagnés en formation professionnelle ou en apprentissage dans différents corps de métiers, puis dans leur parcours vers l’emploi et leur autonomie. Plus de 200 jeunes ont un emploi salarié stable ou ont pu s’installer en auto-emploi (mécanique auto, menuiserie, couture, coiffure, petit commerce…). 245 ont terminé leur formation professionnelle, obtenu un diplôme ou une certification. La plupart ont été sensibilisés aux questions d’éducation financière et de gestion des micro-entreprises.

Avec la poursuite de la mise en place des Associations de Jeunes d’Epargne et de Crédit (AJE&C), les jeunes ont continué à mobiliser progressivement de l’épargne de manière à pouvoir s’octroyer un crédit, contribuant ainsi à renforcer leurs activités économiques. En 2025, on comptait 9 AJE&C avec 255 membres dont 200 femmes (source : Rapport annuel 2025 de SOS Villages d’Enfants au Sénégal).

Par ailleurs, quasi tous les jeunes ont renforcé leurs compétences de vie et ont été sensibilisés à la santé sexuelle et reproductive, aux infections et maladies sexuellement transmissibles et aux grossesses précoces. En 2025, aucun cas de grossesse précoce n’a été enregistré parmi les jeunes filles bénéficiaires des quatre PACOPE-SPE.

Les résultats de 2025 sont vraiment encourageants. En effet, plus de jeunes ont eu accès à une activité économique durable. Cette dynamique contribue non seulement à leur autonomie financière mais aussi au renforcement du bien-être de leurs familles et de leurs communautés.

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