Publié le 14.04.2025

Naol et Beki* n’ont connu un seul foyer : leur village d’enfants SOS. Pris en charge à l’âge de 19 mois au village d’enfants SOS de Jimma, en Éthiopie, leurs premiers souvenirs sont remplis de rires, de chaleur et du soutien indéfectible de leur famille d’accueil. Sous la responsabilité de leur mère SOS Bizunesh, les jumeaux se sont rapidement adaptés à la vie au village, nouant des liens inséparables qui n’ont fait que se renforcer au fil du temps.

Dès leur plus jeune âge, leur relation fraternelle a été une source de réconfort pour les jumeaux. Tout petits, ils se promenaient main dans la main dans le village, leurs rires résonnant dans les allées. Bizunesh se souvient avec émotion qu’ils s’endormaient l’un contre l’autre, rassurés par leur présence familière. « Ils ont toujours eu un lien spécial », dit-elle. « Quoi qu’il arrive, ils font face ensemble. »

Le lien qui les unit va au-delà de la simple complicité entre frères et sœurs. Qu’il s’agisse de jeux ou de travaux scolaires, ils se sont toujours soutenus et motivés l’un l’autre. « Pendant les examens, nous étudions ensemble, chacun aide l’autre à comprendre les sujets difficiles », racontent-ils. Quand l’un tombe malade, l’autre insiste pour l’accompagner en consultation.

Il y a des années, Bizunesh nous expliquait que le fait de garder les frères et sœurs ensemble dans le cadre d’une prise en charge favorisait un sentiment d’appartenance, d’identité et de sécurité. L’un des principes fondamentaux de SOS Villages d’Enfants est que les frères et sœurs placés en famille d’accueil doivent rester ensemble et vivre dans un environnement familial où ils peuvent grandir, se soutenir mutuellement et tisser des liens qui dureront toute leur vie.

Aujourd’hui âgés de 12 ans, Naol et Beki se préparent à leur premier grand examen national. Naol, artiste talentueux, apprend à sa sœur à dessiner, tandis que Beki, dont la rigeur et le sérieux au travail sont reconnus par toute sa famille, incite son frère à mieux gérer son temps. Ils sont une inspiration l’un pour l’autre, des alliés et des compagnons de route.

Bizunesh, leur tutrice, les guide et veille à ce qu’ils grandissent avec des valeurs fortes et le sens des responsabilités. « Elle nous encourage toujours à nous concentrer sur nos études et à développer nos connaissances de la vie », explique Naol.

Beki rêve de devenir médecin et d’aider ceux qui n’ont pas les moyens de se faire soigner, tandis que Naol envisage un avenir d’artiste, mettant ses peintures au service de l’histoire et de la culture éthiopiennes. Peu importe où la vie les mène, ils sont déterminés à rester proches l’un de l’autre et à se soutenir mutuellement.

Leur histoire témoigne du fait que la famille n’est pas seulement une question de biologie, mais aussi d’amour et de soutien qui façonnent l’avenir d’un enfant. Pour Naol et Beki, la personne qui s’occupe d’eux et les liens qui les unissent en tant que frères et sœurs ont été le fondement de leur force, prouvant qu’ensemble, ils peuvent tout surmonter.

*Les noms ont été modifiés pour protéger la vie privée des enfants.

© Récit et photos : Abeba Tiumelisan – SOS Children’s Villages

Publié le 25.02.2025

Un nouveau partenariat vient de voir le jour entre l’ONG luxembourgeoise SOS Villages d’Enfants Monde, impliquée depuis plus de 50 ans dans la protection et les droits des enfants et des jeunes dans le monde, et Brucher Thieltgen & Partners, cabinet d’avocats multidisciplinaire actif dans le domaine du droit des affaires, établi en 2006 à Luxembourg-Ville et qui compte une cinquantaine de collaborateurs et collaboratrices.

A l’occasion des fêtes de fin d’année, Brucher Thieltgen & Partners a choisi de soutenir SOS Villages d’Enfants Monde en créant des cartes de vœux aux couleurs de l’association et en faisant un généreux don à l’ONG, signe d’un partenariat amené à se développer.

Suite à ces actions solidaires, Sophie Glesener, Directrice de SOS Villages d’Enfants Monde, et Lisa Forrler, Chargée de Communication et Collecte de Fonds, ont été invitées par Me Nicolas Thieltgen, Managing Partner de Brucher Thieltgen & Partners, à un brunch organisé dans les bureaux de l’étude à Luxembourg.

Sophie Glesener a eu le plaisir de présenter SOS Villages d’Enfants Monde et ses projets récents parmi lesquels la construction de salles de classe dans le sud très pauvre de Madagascar. Lisa Forrler a ensuite évoqué les différentes manières de s’engager pour l’ONG, puis parlé des grandes actions et campagnes déjà planifiées pour 2025. Enfin, la remise d’un chèque de 3.500€ par les associés de l’étude a clôturé le sympathique rendez-vous. Les représentantes de SOS Villages d’Enfants Monde se sont réjouies de ce nouveau partenariat qui augure de belles actions conjointes en faveur d’enfants et de jeunes vulnérables empêchés de bien vivre leur enfance et leur jeunesse en raison de crises multiples et complexes.

Le cabinet d’avocats Brucher Thieltgen & Partners remet un chèque à SOS Villages d’Enfants Monde

La coquette somme reviendra aux projets financés par l’association luxembourgeoise, membre de la fédération SOS Villages d’Enfants International présente dans plus de 130 pays et territoires pour près de 3 millions de bénéficiaires. SOS Villages d’Enfants Monde est actuellement impliquée dans une vingtaine de projets parmi lesquels des programmes de développement (Afrique de l’Ouest, Ouzbékistan), des projets d’aide d’urgence et d’appui à la résilience (Ethiopie, Palestine, République centrafricaine, Ukraine) et des projets à dimension éducative notamment au Maroc.

© SOS Villages d’Enfants Monde

Publié le 21.02.2025

Le projet de construction d’un espace éducatif destiné aux enfants dans le nord de la Colombie, lancé au printemps 2024, a pris fin en décembre marquant un tournant pour la communauté de Milagro de Dios. Ce projet, qui a favorisé l’épanouissement de 50 enfants et adolescents, a permis d’offrir un cadre propice à leur développement tout en renforçant les liens communautaires.

Un espace pour l’apprentissage et l’inclusion

Le projet a démarré avec la construction d’un espace ami des enfants par huit membres de la communauté, offrant ainsi un lieu de rencontres et d’activités. Pendant les huit premiers mois, 50 enfants et adolescents de la communauté, dont 39 Vénézuéliens et 11 Colombiens, ont pu participer à des activités visant à renforcer leurs compétences cognitives et sociales. Cette initiative a favorisé une meilleure intégration des jeunes issus de contextes divers en contribuant à leur éducation tout en encourageant la cohésion entre les populations locales.

Le projet répondait à une situation de vulnérabilité importante : de nombreuses familles participantes étaient confrontées à des conditions de vie précaires, souvent dues à des emplois informels dans divers secteurs. Dans ce contexte, l’accès aux besoins fondamentaux, comme la nourriture, l’eau et les soins de santé, était limité, ce qui rendait d’autant plus nécessaire une intervention pour améliorer la stabilité de ces familles.

Un programme axé sur le développement global des jeunes

Les 50 jeunes ont été intégrés dans un programme éducatif complet réparti avec quatre « coins d’apprentissage », chacun étant axé sur un domaine particulier afin de stimuler leur développement global. Ainsi, ils ont pu développer leur pensée analytique et leur créativité dans le cadre de défis mathématiques, mais aussi s’impliquer dans des activités autour de la lecture, de l’écriture et de la compréhension de textes. Par ailleurs, un travail a été fait sur la gestion des émotions et la reconnaissance des situations à risque, avec pour objectif de leur fournir des outils concrets pour mieux appréhender leur environnement et demander de l’aide lorsque nécessaire.

Le projet, combinant apprentissage scolaire et développement personnel, a permis de travailler sur les compétences cognitives et motrices des enfants, tout en renforçant leur concentration, leur coordination et leur pensée critique. Cet équilibre a permis aux participants de grandir à la fois sur le plan intellectuel et social, en les dotant d’outils essentiels pour leur avenir.

Des résultats très positifs et un impact durable

En décembre, une enquête de satisfaction a été réalisée auprès des enfants, des adolescents et de leurs tuteurs afin d’évaluer l’impact du projet. Les résultats ont été largement positifs : 89 % des enfants ont déclaré être « très heureux » de leur participation et 11 % se sont dits « heureux ». Les tuteurs ont également salué les activités, avec 92 % d’entre eux se déclarant « très satisfaits » et 8 % « satisfaits ». Ces retours confirment le succès de l’initiative et la pertinence de son approche éducative.

Parmi les principaux enseignements du projet, on note l’augmentation de la participation active des enfants. Un changement significatif a également eu lieu chez certains parents qui ont réorienté leurs priorités en faveur de l’éducation de leurs enfants grâce à des campagnes de sensibilisation et à la valorisation des droits éducatifs.

Une gestion efficace des risques et une démarche inclusive

Le projet a également su faire face aux défis de sécurité et d’imprévus, garantissant la continuité des activités dans un environnement sécurisé. Des ressources audiovisuelles ont été utilisées pour capter l’attention des jeunes et faciliter leur apprentissage. Un accent particulier a été mis sur la création d’un environnement inclusif où chaque participant se sentait valorisé, tout en favorisant la collaboration, pour renforcer la protection de l’enfance et l’accompagnement des familles.

Enfin, l’implication de la communauté et des familles s’est avérée essentielle pour la pérennité du projet. En impliquant les enseignants dans des formations continues et en élargissant les opportunités d’apprentissage, le projet a contribué à la durabilité des actions menées et à la construction de bases solides pour le futur des enfants qui pourront désormais travailler sur leur projet de vie, soutenus par leurs accompagnateurs et la communauté.

Ce projet éducatif en Colombie démontre ainsi l’importance de l’éducation inclusive et du soutien communautaire dans la lutte contre la vulnérabilité, tout en offrant un modèle d’intervention pour d’autres initiatives à travers le pays.

Publié le 3.02.2025

Elevés dans le village d’enfants d’Ondangwa, en Namibie, Reinhold, son frères et sa soeur s’épanouissent dans le cadre chaleureux et aimant que leur offre leur famille et plus particulièrement leur mère SOS, à qui ils ont été tous les trois confiés car leur mère biologique ne pouvait s’en occuper.

« La vie n’est jamais juste. Un enfant namibien qui n’a pas accès à l’éducation ne sait même pas qu’il existe des livres sur Terre. »

Le manque d’éducation et d’ouverture sur le monde est un obstacle pour n’importe quel enfant. Pourtant, l’éducation a le pouvoir de transformer des vies ; elle représente une lueur d’espoir qui éclaire le chemin vers un avenir meilleur.

En 2010, Reinhold et ses frères et sœurs ont trouvé un nouveau foyer et une nouvelle famille au sein des villages d’enfants SOS lorsque leur mère n’a plus été en mesure de s’occuper d’eux. Ce fut un tournant décisif dans leur vie.

Reinhold, sa sœur Switbert (16 ans) et son frère Shekupe se rendent ensemble à l’école tous les matins depuis leur maison au Village d’enfants SOS de Ondangwa, en Namibie.

L’amour des échecs

« Je suis tombé amoureux des échecs dès la première partie que j’ai jouée avec mon frère, alors qu’il m’apprenait les règles », raconte Reinhold. Le cavalier, représenté par une tête de cheval, est sa pièce préférée parce qu’il est capable de protéger les autres pièces sur l’échiquier.

S’il devait choisir une pièce pour représenter sa mère SOS, ce serait sans hésitation la reine, la pièce la plus puissante du jeu, car elle est la personne la plus forte et bienveillante qu’il connaisse.

« Notre mère est une personne travailleuse, très gentille et aimante. Elle nous encourage à étudier, et je travaille très dur, je l’aime énormément. » Il ajoute que sa matière préférée à l’école est la biologie, car il adore apprendre de nouvelles choses sur la nature et les interactions entre les humains et les animaux. Il aspire à devenir zoologiste et à contribuer au bien-être des animaux qui, eux aussi, ont besoin d’amour et de soins pour vivre une belle vie.

Un sentiment de gratitude

Grandir au sein des villages d’enfants SOS a aidé Reinhold à devenir quelqu’un de meilleur. Il se sent reconnaissant pour les opportunités qui se sont offertes à lui et en a pleinement tiré parti. S’il en avait la possibilité, il créerait une école de qualité dans son village natal afin d’offrir une éducation et un accompagnement à tous les enfants, semblables à ceux dont il a bénéficié dans son village d’enfants SOS, afin de les encourager à « rêver en grand ».

Photo : © KL Schermbrucker – SOS Children’s Villages

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