Publié le 21.12.2022

Chaque 20 décembre, depuis 2006, nous célébrons la Journée internationale de la solidarité humaine. Cette journée a été fixée en décembre 2005 par l’Assemblée Générale des Nations Unies par l’adoption d’une résolution. Elle rappelle par là-même que « la solidarité est l’une des valeurs fondamentales et universelles qui doivent sous-tendre les relations entre les peuples au 21ème siècle ».

Or, cette valeur universelle est trop souvent malmenée, guerres et crises s’intensifiant, replis identitaires et injustices se multipliant. Elle devrait au contraire nourrir les relations humaines et servir de socle à la construction d’un monde en paix, juste et humain pour les futures générations dont la situation continue de se fragiliser dans un monde toujours plus incertain.

Si elle est souvent mise à mal, la solidarité est pourtant ce phare qui nous éclaire, nous réconcilie avec l’humain et nous fait garder l’espoir. On l’a bien vu pendant les années de pandémie de Covid-19, elle était au rendez-vous et a parfois révélé le meilleur de l’humanité.

Chez SOS Villages d’Enfants Monde, la solidarité humaine est une valeur essentielle qui nous accompagne au quotidien. L’esprit de partage et d’entraide traverse nos engagements et nos actions en direction des enfants vulnérables dans le monde, de leurs familles et de leurs communautés. Nos programmes, qui entendent protéger et garantir aux enfants le respect de leurs droits fondamentaux et les relations de confiance dont ils ont besoin pour avancer dans la vie, ne peuvent se concrétiser que grâce à une vraie solidarité.

Merci aux merveilleuses équipes sur le terrain qui accompagnent les enfants. Merci à vous ici au Luxembourg d’avoir été à nos côtés tout au long de l’année passée et pour beaucoup d’être engagé(e)s de longue date auprès de nous.

Ensemble, restons solidaires pour aller de l’avant pour la cause des enfants et pour faire avancer leurs droits. Ensemble, restons soudé(e)s pour faire des droits de l’enfant une réalité tangible. Ensemble, restons engagé(e)s pour faire la différence pour les enfants du monde.

En vous souhaitant de paisibles fêtes de fin d‘année et un doux passage dans l’année nouvelle.

Solidairement,

L’équipe de SOS Villages d’Enfants Monde

© Photo :  Hans Fredrik Svartdahl

Publié le 16.12.2022

En cette Journée internationale des migrants, nous voulons partager avec vous l’histoire d’une migration, celle de la famille d’Aracely* et de Miguel* et de leurs cinq enfants. Comme plus de sept millions de personnes qui ont quitté leur Venezuela natal et tout ce qu’ils avaient, la famille a marché vers la Colombie pour offrir un nouvel et meilleur avenir à leurs enfants.

Marcher vers une vie meilleure

Aracely* et Miguel* Villegas quitté le Venezuela par la route, à pieds, avec leurs cinq enfants. Ils ont marché près d’une semaine, affrontant la faim, des pluies battantes et les températures glaciales des montagnes du Paramo avant de franchir la frontière colombienne. Malgré les difficultés rencontrées durant le voyage, ils n’ont jamais douté de leur décision.

« Je suis venue ici pour me battre pour mes enfants, pour leur offrir une vie meilleure, pour leur donner de la nourriture, une éducation », déclare Aracely.

« C’est grâce à eux que je suis ici. J’ai marché pour eux, nous avons traversés des moments difficiles, vous ne pouvez pas imaginer. »

Le couple et leurs enfants – âgés de 15, 14, 10, 12 et 7 ans – font partie des 6 millions de réfugiés qui ont quitté le Venezuela. Le nombre de migrants fait de cette crise migratoire la deuxième plus grande au monde, selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR.

Aracely Villegas et ses deux plus jeunes enfants se reposent d’un voyage éprouvant

Leur histoire ressemble à celle de nombreux Vénézuéliens qui sont partis depuis qu’une crise socio-économique et politique a paralysé le pays. Les gens fuient la pénurie de nourriture, d’emploi et l’insécurité, quitte à devoir partir à pieds.

Miguel et Aracely gagnaient leur vie au Venezuela – elle vendait du café et lui travaillait dans le bâtiment – mais leurs maigres revenus leur permettaient à peine de subsister. « Il m’est arrivé de recevoir quelques dollars pour mon travail du jour, juste assez pour manger ce jour-là. Le lendemain, je devais sortir pour chercher quelques dollars de plus pour manger les jours suivants », confie Miguel.

Néanmoins, la décision de partir a principalement été prise parce que trois de leurs enfants souffrent d’asthme. Au Venezuela, Aracely affirme qu’il était impossible de se procurer les médicaments pour un traitements approprié.

« C’est compliqué, parce qu’il est difficile d’obtenir des médicaments là-bas, de voir des médecins… Tout est difficile maintenant ; rien n’est plus comme avant »

La famille est arrivée au refuge du Village d’Enfants SOS de Santander, en Colombie, après avoir été transportée en voiture depuis le mont Paramo jusqu’au refuge pour lui épargner une pénible marche sous les intempéries.

Depuis 2020, environ 80 000 personnes ont séjourné au refuge SOS Villages d’Enfants de Santander. Certaines reçoivent de l’aide pour le transport, d’autres un abri pour quelques jours, des conseils, des soins psychologiques, de la nourriture et quelques fournitures pour les aider à poursuivre leur voyage.

L’espoir est la dernière chose qui retient ces familles, et particulièrement celles qui ont tout laissé derrière elles. Pourtant, elles restent unies dans leur quête d’un avenir meilleur.

Aracely rêve de trouver un emploi pour pouvoir offrir à ses enfants la vie qu’ils désirent, afin de faire de cette période difficile un lointain souvenir.

Miguel espère qu’un jour ses enfants comprendront pourquoi ils ont pris cette décision.

« J’espère qu’ils grandiront et accepteront le fait que je les ai fait quitter leur pays pour qu’ils puissent avancer dans la vie. »

*Les noms et prénoms ont été modifiés pour des raisons de protection

© Photos : Carolina Ruiz

Publié le 13.10.2022

Nous avons demandé à Tommy Schlesser, acteur luxembourgeois, ambassadeur SOS et fervent soutien de notre campagne de parrainage, de nous parler de son engagement et de ses rêves d’enfants.

[version en Luxembourgeois ci-après]

Qu’est-ce qui vous a motivé à devenir Ambassadeur de SOS Villages d’Enfants Monde ? Comment avez-vous connu l’association ?

Les enfants sont ce que nous avons de plus important. Nous avons la chance de vivre au cœur de l’Europe et les enfants de grandir ici dans un environnement privilégié. Je connais l’association depuis longtemps et je suis son travail. Aussi lorsqu’on m’a demandé d’être Ambassadeur SOS, j’y ai vu l’opportunité de donner quelque chose à mon tour.

SOS Villages d’Enfants Monde lance sa nouvelle campagne de parrainage. Comment êtes-vous impliqué ? Que représente pour vous cet engagement ?

Ma tâche en tant qu’Ambassadeur SOS est avant tout de promouvoir l’association à l’extérieur et, avec la directrice Sophie Glesener, de la représenter. Pour moi, cette tâche est un grand honneur.

La campagne porte cette année sur les « rêves de métiers – métiers de rêves ». Souvent les enfants rêvent de théâtre, de cinéma. Devenir acteur était-ce pour vous un rêve d’enfant ?

Le spectacle a toujours fait partie de ma vie. Le cinéma et la télévision m’ont toujours fasciné et je suis très reconnaissant d’avoir pu réaliser mon rêve et de pouvoir exercer ce métier d’acteur aujourd’hui.

Tommy Schlesser dans les bureaux de SOS Villages d’Enfants Monde e n août 2022

Lorsqu’on m’a demandé d’être Ambassadeur SOS, j’y ai vu l’opportunité de donner quelque chose à mon tour.

Tommy Sclessser, Ambassadeur SOS 2022

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Wéi ech gefrot gi sinn op ech Ambassadeur fir SOS wéilt ginn, hunn ech dat als Méiglechkeet gesinn, eppes kënnen zréckzeginn.

Tommy Schlesser, SOS Ambassadeur 2022

[ Lëtzebuergesch]

Wat huet Iech motivéiert Ambassadeur vun SOS Villages d’Enfants Monde ze ginn? Wéi hutt Dir d’Associatioun kënnen geléiert?

Kanner si mat dat Wichtegst wat mir hunn. Mir hunn d‘Chance a Mëtteleueopa an engem priviligéiertem Ëmfeld ze liewen an opgewuess ze sinn. Ech kennen d’Associatioun scho méi laang an verfolgen hier Arbescht. Wéi ech gefrot gi sinn op ech Ambassadeur fir SOS wéilt ginn, hunn ech dat als Méiglechkeet gesinn, eppes kënnen zréckzeginn.

SOS Villages d’Enfants Monde lancéiert hir nei Patenschaftskampagne. Wéi sidd Dir bedeelegt? Wat bedeit dëst Engagement fir Iech?

Meng Tâche als SOS Ambassadeur ass virun allem d‘Associatioun no baussen ze droen an, zesummen mat der Directrice Sophie Glesener, ze représentéiren. Fir mech ass déi Aufgab eng grouss Éiher.

D’Kampagne vun dësem Joer konzentréiert sech op « Dramaarbechten ». Oft dreemen Kanner vun Theater, Schauspillerei. War fir Iech Schauspiller ginn e Kandheetsdram?

Schauspillerei ass schon ëmmer en Deel vu mengem Liewen gewiecht. Film an TV huet mech ëmmer fazinéiert an ech sinn ganz dankbar, dass ech mer deen Draam konnt erfëllen an haut an deem Métier schaffen kann.

© Photo : Andy Lamesch

Publié le 22.07.2022

Du 12 au 18 juillet, la Coordinatrice du Service ONG au Ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE), Sylvie Dos Santos, était en mission au Sénégal. Elle y a rencontré les équipes de SOS Villages d’Enfants Sénégal dont la directrice, Salimata Gaye Diagne, et le coordinateur PACOPE, Oury Diallo, qui l’ont accompagnée sur le terrain à Kaolack et à Louga. Ici et là, enfants et collaborateurs SOS ont réservé un accueil chaleureux à la représentante du MAEE venue visiter les programmes communautaires axés sur les droits de l’enfant et qui, par la même occasion, a pu découvrir d’autres projets SOS. Salimata Gaye Diagne a rappelé la bonne coopération entre les associations SOS du Sénégal et du Luxembourg qui contribue à renforcer la résilience des familles du Sénégal et à consolider à tous les niveaux le système national de protection de l’enfant. A la fin de la visite, Sylvie Dos Santos a félicité l’association sénégalaise pour l’important travail accompli et l’ancrage communautaire de ses projets.

La mission de Sylvie Dos Santos avait pour but d’apprécier sur le terrain les programmes dits PACOPE* inscrits dans le 4e Accord-Cadre (2022-2026) que l’ONG luxembourgeoise SOS Villages d’Enfants Monde a signé en février 2022 avec le MAEE. Elle a échangé avec les équipes chargées de ces importants programmes communautaires focalisés sur la protection de l’enfant alors que le ministère luxembourgeois en est depuis 2017 le partenaire institutionnel. Elle a aussi rencontré leaders communautaires, services techniques et représentants des autorités administratives qui soutiennent la mise en œuvre de ces programmes.

Sylvie Dos Santos échangeant avec les leaders communautaires et des représentants étatiques à Louga

Au Sénégal, où l’association locale est active depuis 1977 et où l’association luxembourgeoise est impliquée depuis 2006, quatre PACOPE ont démarré début 2022. Ils s’inscrivent dans la continuité des précédents, développés de 2017 à 2021. Ils entendent renforcer le respect des droits des enfants, des adolescents et des jeunes gens et plus largement mobiliser tous les acteurs de la protection de l’enfance tout en répondant aux nouveaux besoins engendrés par la crise de Covid-19 et en accompagnant les jeunes sur le chemin de l’emploi.

600 familles avec 2.700 enfants et adolescents et 300 jeunes (15-24 ans) en sont les bénéficiaires directs de même que des milliers de membres d’associations en renforcement économique et de structures communautaires et étatiques engagées dans la protection de l’enfant. 15 Comités de Protection de l’Enfant et 15 Clubs d’Enfants sont actuellement actifs dans les quatre PACOPE du Sénégal. Ceux-ci s’ancrent dans la commune urbaine de Pikine et les régions de Kolda, Louga et Kaolack.

Les enfants bénéficiaires et l’équipe SOS du PACOPE de Louga

La visite a démarré à Kaolack, grande ville à l’ouest, située à quelque 200 km de Dakar, dans une région bordée par le fleuve Saloum qui est un important axe de communication. A côté du PACOPE, la représentante luxembourgeoise a découvert d’autres projets SOS comme le Village d’Enfants SOS, des établissements scolaires ou encore le Centre médical SOS de Kaolack qui a déjà bénéficié d’importants équipements grâce au soutien de SOS Villages d’Enfants Monde. L’équipe SOS lui a fait part du besoin de crèches pour les plus petits.

Deux jours plus tard, Sylvie Dos Santos a rejoint le site de Louga, ville au nord du pays, à quelque 300 km de la capitale. Là aussi, elle a visité le Village d’Enfants SOS, des écoles mais aussi l’infirmerie et échangé avec les responsables sur les services offerts aux enfants et à leurs communautés et sur les difficultés rencontrées dans la prise en charge des enfants. Elle a noté le besoin d’équipement de l’infirmerie et celui en matériel informatique de la salle polyvalente de Louga.

A Louga comme à Kaolack, la déléguée a rejoint le site du PACOPE et a pu se rendre compte par elle-même de l’importance toujours plus grande des collectifs et de la solidarité au sein des communautés et des énormes avancées faites par les familles et les communautés en matière de protection de l’enfant et de respect des droits de l’enfant. C’est bien là le signe d’une amélioration du bien-être des enfants et de leurs familles et d’un mieux vivre ensemble.

Échange avec les mères SOS du Village de Kaolack
Sylvie Dos Santos discutant avec des enfants de Kaolack

Les Clubs d’Enfants des PACOPE, le président de l’Assemblée des Enfants du Village SOS de Kaolack de même que les troupes théâtrales des enfants de Louga ont activement participé à la visite et démontré leur leadership à Sylvie Dos Santos. La visite s’est terminée sur une note très gaie avec la présentation d’un sketch des enfants de Louga sur les droits de l’enfant.

*Programmes d’Accompagnement des Communautés pour la Protection de l’Enfant

© Photos : SOS Villages d’Enfants Sénégal

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