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Journée internationale de l’éducation

Publié le 23.01.2026

Pour rappel, c’est en 2018 que l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté une résolution fixant au 24 janvier une Journée internationale de l’éducation pour sensibiliser à son rôle en matière de paix, de cohésion sociale et de développement. Une résolution étroitement liée aux Objectifs de Développement Durable, en particulier l’Objectif 4.

Distribution de kits à Kaolack, Sénégal

A quatre ans de leur date butoir, il y a lieu de s’interroger car les défis éducatifs restent énormes et la situation risque de se dégrader avec la réduction de l’aide internationale. D’ici fin 2026, quelque 278 millions d’enfants pourraient être privés d’école et 290 millions être victimes d’une baisse de la qualité de leur éducation (rapport de l’Unicef, septembre 2025). Or, l’éducation est un droit fondamental et un pilier du développement.  

Ce samedi 24 janvier 2026, les jeunes, en particulier les moins de 30 ans qui représentent plus de la moitié de la population mondiale, sont donc mis à l’honneur : « Ils sont une force motrice pour le développement durable, l’innovation et la transformation sociale, mais restent touchés de manière disproportionnée par la pauvreté, les inégalités et un accès limité à une éducation de qualité et à des emplois décents » (Unesco).

Les jeunes ont toujours été une force vive et doivent être les premiers acteurs de la transformation de l’éducation et des nouvelles voies qu’elle doit prendre. Aussi doivent-ils pouvoir intervenir à tous les niveaux, stratégiques, décisionnels, opérationnels.

A l’occasion de cette journée, nous désirons vous parler des Clubs d’Enfants en Afrique de l’Ouest et de leur rôle dans le domaine de la protection mais aussi dans celui de l’éducation. Actuellement, il y a quelque 100 Clubs d’Enfants, réunissant 1.800 membres dont plus de la moitié de filles, dans 95 quartiers et villages de quatre pays partenaires (Bénin, Guinée, Niger, Sénégal) où sont déployés 12 programmes PACOPE-SPE.

Club d’Enfants du quartier de Samamoussa à Kaolack, Sénégal

Leur mise en place au niveau communautaire est un vrai tremplin à la participation des enfants et des jeunes dans leur environnement proche. Ils permettent aux filles et aux garçons de s’exprimer et d’être écoutés sur des sujets qui concernent leur développement, de promouvoir leurs droits dont celui à l’éducation, de se protéger contre les violences et de mobiliser des ressources en faveur des enfants défavorisés de leurs quartiers, contribuant ainsi à la solidarité communautaire.

Ils distribuent des fournitures scolaires après des collectes engagées au niveau de la collectivité ou auprès des particuliers, sensibilisent sur la scolarisation des enfants, surtout celle de filles, conseillent les parents en matière de suivi scolaire ou organisent causeries, visites à domicile et émissions radiophoniques, participant ainsi aux changements de comportements des enfants et de leurs parents.

Au cours de 2025, certains Clubs d’Enfants, comme ceux de Pikine et de Kaolack au Sénégal, ont été très actifs. Ils ont notamment participé à l’identification et à la scolarisation d’enfants vulnérables (305 filles et 239 garçons à Pikine) et ont fourni des kits scolaires (63 filles et 49 garçons à Kaolack).

Le 4 novembre dernier, le Conseil municipal des Enfants de Kaolack a lui aussi organisé, avec le soutien de l’équipe du PACOPE-SPE, une distribution de kits scolaires à 65 enfants très vulnérables, dont 36 filles, de l’école de Peulhga dans le quartier de Darou Salam Diamaguene. Ces élèves avaient été identifiés avec le Comité de Quartier pour la Protection de l’Enfant dont le vice-président enseigne dans l’école. Cette activité a permis au Conseil municipal des Enfants de proposer, avec les enseignants et l’équipe du PACOPE-SPE, une séance de sensibilisation à la protection des enfants.

A Louga, le Cadre d’Expression communal des Enfants a contribué à fournir des kits scolaires aux élèves les plus vulnérables. Le Club d’Enfants de Keur Serigne Louga Sud s’est lui rendu dans trois écoles primaires pour sensibiliser élèves et enseignants aux violences en milieu scolaire (141 personnes touchées). Les 14 et 15 juin, il a organisé avec les enseignants du quartier deux journées de révision pour les candidats au BFEM (fin du premier cycle du secondaire) et au Baccalauréat. 43 ados, dont 26 filles, et 18 jeunes étaient présents (révision des œuvres au programme pour les uns, philo et français pour les autres).

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