En 2026, les enfants toujours en attente de sécurité et de stabilité
Ce 24 février, la guerre en Ukraine entre dans sa cinquième année ! Un triste anniversaire. La guerre ravage chaque jour encore la vie d’innombrables enfants et de leurs familles et les blessures profondes mettront longtemps à cicatriser. Mais cet anniversaire nous rappelle aussi la force de la solidarité et les remarquables actions menées sur le terrain depuis le début de la guerre par notre association sœur SOS Villages d’Enfants en Ukraine avec ses partenaires locaux. Plus de 600.000 personnes ont ainsi pu être accompagnées avec des services essentiels (aide sociale, assistance financière, soutien aux enfants blessés, appui psychosocial, soutien éducatif…) proposés par des équipes multidisciplinaires. Merci aux équipes sur le terrain. Merci aussi à nos donatrices et donateurs qui, au Luxembourg, sont engagé(e)s à nos côtés pour soutenir ces interventions en Ukraine. Alors que les besoins restent énormes en cet hiver parmi les plus difficiles que le pays a connus, restons mobilisé(e)s. Merci à vous de rendre cela possible !
Alors que février marque le quatrième anniversaire du début de la guerre en Ukraine, les enfants de tout le pays continuent de grandir sous pression : alertes aériennes, déplacements, coupures d’électricité et avenir incertain. Pour beaucoup, la guerre est devenue la toile de fond de leur enfance.
Les perturbations fréquentes sur les réseaux d’électricité et de chauffage, les bouleversements de la scolarité de leurs enfants et des services de base continuent d’affecter les familles dans tout le pays. « De nombreux enfants sont en fait privés d’une enfance normale. Sur le plan émotionnel, ils sont épuisés », explique Serhii Lukashov, directeur national de SOS Villages d’Enfants en Ukraine. « Beaucoup ont grandi dans un contexte d’incertitude et de peur permanentes ». L’impact est à la fois immédiat et sera à long terme.
Les conditions hivernales ont rendu la vie quotidienne encore plus difficile. Les attaques répétées contre les infrastructures énergétiques ont privé de nombreuses familles d’électricité et de chauffage pendant de longues périodes, les enfants venant souvent dans les centres SOS pour quitter leurs maisons glaciales.
Pourtant, ceux qui travaillent avec les enfants constatent non seulement leur détresse, mais aussi leur résilience. « Les enfants vivent actuellement des traumatismes qui ne sont pas propres à l’enfance, de nombreuses pertes, du stress, des raids aériens. Mais en même temps, ils ont cette incroyable capacité à se relever », explique Inha Palamarchuk, psychologue chez SOS Villages d’Enfants en Ukraine.
Des besoins croissants, une réponse soutenue
Près de deux millions d’enfants en Ukraine ont désormais un besoin urgent d’aide humanitaire, 70% d’entre eux n’ayant pas accès aux biens et services de base. Les familles continuent d’être confrontées à des déplacements, à des difficultés économiques et aux conséquences psychologiques d’une crise prolongée.
Dès le début de la guerre à grande échelle, SOS Villages d’Enfants a aidé plus de 600.000 personnes en Ukraine, en collaboration avec des organisations partenaires locales. Environ 9.000 réfugiés ukrainiens ont également reçu une aide dans huit pays européens. Dans le pays, les centres sociaux SOS ont fourni des secours à plus de 166.000 enfants et adultes déplacés. Plus de 185.000 personnes ont reçu un soutien psychologique pour les aider à faire face au stress, aux traumatismes et à la perte. Par ailleurs, les enfants peuvent jouer et apprendre dans plus de 120 espaces d’accueil où ils retrouvent quelques moments de sécurité et de normalité face à un quotidien de violences et de bouleversements. En outre, 965 enfants blessés pendant la guerre et leurs familles bénéficient d’un soutien médical, psychologique et rééducatif.

Un travail quotidien dans des circonstances extraordinaires
Fournir ce soutien implique de travailler sous une pression constante. Les alertes aériennes interrompent les activités, les coupures d’électricité perturbent la vie quotidienne et les familles sont souvent confrontées à des déplacements répétés. Pourtant, le travail continue.
« Pour nous, cela renforce clairement notre sens du devoir, notre responsabilité à poursuivre notre travail auprès des enfants et des familles touchés par la guerre, jour après jour », explique Serhii.
« Notre priorité reste les personnes que nous aidons »
Quatre ans après le début de l’invasion, les besoins restent immenses. On estime à près de quatre millions le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de l’Ukraine, beaucoup d’entre elles se trouvent dans des régions touchées par des frappes de missiles et confrontées à des difficultés en matière de logement, de services et d’énergie.
Cet anniversaire est l’occasion de réfléchir et de réaffirmer notre engagement. « Nous continuons à nous focaliser sur les personnes que nous accompagnons et à nous engager à les soutenir, quels que soient les défis à relever », déclare Serhii. Pour de nombreux enfants, leur espoir pour l’avenir est simple. « Ce que je veux, c’est que la guerre se termine et que mon papa rentre à la maison », explique Eva, 9 ans, dans une courte vidéo.
Des kits éducatifs pour des espaces d’accueil pour les enfants*
En 2026 comme en 2025, depuis le Luxembourg, nous continuons d’appuyer avec nos généreuses donatrices et généreux donateurs douze espaces amis des enfants, ouverts dans différentes régions d’Ukraine. Autant de cadres sûrs et protecteurs où ils peuvent jouer et apprendre en toute sécurité et en toute confiance. Plus spécifiquement, nous avons financé l’achat de kits éducatifs et ludiques et du matériel pour des ateliers parents-enfants et pour des sessions dans le domaine du psychosocial. Toutes ces activités contribuent à améliorer le bien-être psychologique et socio-éducatif des enfants.
Merci encore à nos ami(e)s SOS au Luxembourg !
*Le projet bénéficie de l’appui de la Ukraine Solidarity Foundation placée sous l’égide de la Fondation de Luxembourg.