Pour Yousef et sa famille, la guerre a été une expérience traumatisante faite de déplacements répétés, d’une peur persistante et une épreuve psychologique si lourde qu’aucune lueur d’espoir ne permet d’apercevoir une issue.
Avant le début de la guerre, la famille rencontrait déjà des difficultés qui avaient conduit le père et trois de six enfants à vivre séparément des autres, jusqu’à ce qu’il faille placer ces enfants dans le village d’enfants SOS de Rafah. Lorsque la guerre a éclaté, la maison familiale a Khan Younès a été pulvérisée, et un long chemin d’exil a commence : un premier déplacement à Rafah, puis un retour à Khan Younès pour occuper une tente dans le camp de réfugiés, devenue le seul toit disponible pour abriter Yousef et sa famille alors que le froid et la faim s’intensifiaient.

pour son logement, notamment des matelas neufs.

et des trousses de fournitures scolaires.
Harassée par les terribles conditions du trajet et avec les enfants dans les bras, la famille a rejoint le programme de renforcement des familles de SOS Villages d’Enfants en Palestine. Yousef, sa femme et leurs six enfants vivent aujourd’hui dans une tente. Trois des enfants sont issus de leur union, et les trois autres sont issus du précédent mariage de Yousef.
Yousef a bénéficié d’un accompagnement qui l’a aidé à comprendre les effets des traumatismes vécus par ses enfants et a permis de les unir à nouveau pour traverser cette épreuve. Grâce à des sessions de soutien psychologique et à des visites à domiciles d’encadrants très compréhensifs, le quotidien a commencé à changer. La famille a progressivement mis en place une nouvelle façon de communiquer. Lors de sessions individuelles, Yousef a pris conscience que son rôle de père implique qu’il soit une source de soutien pour ses enfants. Les trois enfants placés ont également pu rebâtir leur relation avec leur mère, qui vit séparée du père.
Le soutien psychosocial s’est accompagné d’une aide financière destinée à la famille. La tente a été équipée de matelas et de couvertures, d’une bouteille de gaz, d’un réservoir d’eau potable. La famille a également reçu un smartphone et des cartables pour permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité. Une aide financière directe, versée tous les deux mois en quatre tranches, est également venue alléger le poids de la flambée des prix et des déplacements forcés.

de conseil familial et d’accompagnement psychosocial.
Yasser Abu Mustafa, psychologue au sein de l’équipe des Villages d’Enfants SOS, témoigne :
« Bien que la famille vit sous la même tente, l’atmosphère qui y règne a complètement changé. Les enfants ont retrouvé leur sentiment de sécurité, et je ressens un calme et une quiétude retrouvés au sein de la famille à chaque fois que je leur rends visite. »
Photos : © SOS Villages d’Enfants en Palestine