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Ayub, un repère pour les enfants du village d’enfants SOS de Jimma

Publié le 9.01.2026

Dans le village d’enfants de Jimma, Ayub est un visage familier. En tant que coordinateur du parrainage, Ayub Abadula connaît particulièrement bien 78 des 127 enfants du village : tous les six mois, il raconte leurs histoires et rédige des rapports faisant mention de leurs progrès pour en informer leurs parrains et marraines SOS.

« Je prépare des questions d’entretien pour chacun des 78 enfants et leurs tuteurs. Mais un entretien ne suffit pas pour bien connaître un enfant. Il est important de les observer dans leur quotidien – leurs loisirs, leurs amitiés et leur vie à l’école », explique Ayub.

À 34 ans,  Ayub un homme grand, à la voix calme, et l’on perçoit immédiatement qu’il sait écouter. Il est diplômé en journalisme et, avant de devenir coordinateur du parrainage, il enseignait dans un lycée au sein d’un des villages d’enfants SOS en Éthiopie. Il y a trois ans, il s’est vu proposer ce poste au village d’enfants de Jimma.

Il explique que travailler dans le village d’enfants, c’est comme faire partie d’une famille. En trois ans, il a créé un lien étroit avec les enfants : la confiance qu’il a installée avec nombre d’entre eux est essentielle pour qu’ils aient envie de parler de leur quotidien.

Son travail est organisé en plusieurs phases. Les trois premiers mois de l’année sont consacrés aux entretiens et à la collecte d’observations permettant de rédiger les rapports de parrainage. D’avril à juin, il se consacre à la production de courtes vidéos pour les réseaux sociaux de SOS Villages d’Enfants en Éthiopie. À travers ces vidéos, il peut mettre en avant, par exemple, une matinée typique dans une maison familiale.

Le reste de l’année est dédié à la documentation des événements du village d’enfants – comme les journées sportives, les élections du parlement des enfants ou les journées de nettoyage de la nature. Parallèlement, Ayub mets aussi à jour les dossiers de parrainages des enfants parrainés, que les parrains peuvent recevoir en fin d’année.

C’est également lui qui rappelle aux enfants d’écrire leurs vœux de Noël à leurs parrains, afin qu’ils arrivent à temps. Grâce à son travail, Ayub explique qu’il devient chaque jour un meilleur communiquant. Il est formé à repérer les bonnes histoires et à les transmettre de manière engageante.

Mais ce qu’il préfère dans son travail, c’est les moments partagés avec les enfants.

« Les enfants me connaissent maintenant très bien et m’associent à quelque chose de positif. Par exemple, aux cadeaux ou aux lettres de leurs parrains. Ils sont tellement heureux de recevoir des nouvelles de leurs parrains qu’ils conservent les lettres longtemps et les relisent plusieurs fois », raconte Ayub.

Il évoque également une expérience particulièrement marquante qu’il a vécue il y a quelques mois avec un groupe d’enfants du village. Ils étaient partis en excursion – comme ils le font souvent – vers une aire de jeux. Malheureusement, celle-ci avait été transformée en champ et un agriculteur l’avait labourée. Les éducateurs, Ayub et les enfants se sont donc promenés dans la nature, près d’un petit ruisseau. Un étroit pont en bois le traversait. C’était une découverte nouvelle pour plusieurs enfants, qui se sont montrés très curieux, observant l’eau et traversant le pont avec fascination.

« Ils étaient ravis de découvrir quelque chose de nouveau. J’étais là pour veiller sur eux, afin qu’ils se sentent en sécurité. J’étais très heureux de pouvoir leur offrir cette expérience », conclut Ayub.

Pour vous renseigner ou souscrire à un parrainage d’enfants ou de village, visitez notre page dédiée : https://sosve.lu/je-deviens-parrain-marraine/

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