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De retour d’Ouganda, un parrain témoigne

Publié le 26.02.2026

Parrain depuis 34 ans, le Britannique David Thompson, ancien traducteur aux Communautés européennes, fan de marche et champion de bridge, s’est rendu l’été dernier en Ouganda avec sa fille Lynne pour y rencontrer sa filleule, Monica. Elle allait alors bientôt quitter le village d’enfants SOS de Kakiri pour l’université.

En visite chez nous le 14 janvier, il a tourné les pages du bel album photos concocté par sa fille tout en racontant son parcours de vie, ses années en Ouganda et son engagement en tant que parrain. « Kwaheri Uganda », au revoir dit-il, en swahili, avec tendresse après avoir conclu en pensant à de futurs parrains : « Depuis 34 ans, j’ai pu aider des enfants dans ce beau pays où j’ai vécu. Parrainer un enfant, c’est une belle chose, il faut le faire et il faut aller si possible rendre visite aux enfants pour voir l’environnement dans lequel ils grandissent ». Rencontre.

Si j’ai rejoint le Luxembourg comme traducteur aux Communautés européennes en 1975, c’est dans les années 1990 que j’ai connu SOS Villages d’Enfants Monde à travers les courriers de l’association qui parlaient des villages d’enfants SOS dans le monde. Ainsi en 1992 je suis devenu parrain d’un premier enfant en Ouganda puis en 1996 d’un autre au Ghana. Depuis, j’ai toujours gardé ces deux parrainages. Par ailleurs, quand je travaillais aux Communautés, je faisais partie d’un comité qui organisait des actions caritatives pour l’association, on tenait un stand dans le bâtiment Jean Monnet.

Avec ma femme, nous y avions vécu. En 1969, j’ai quitté l’Angleterre détaché en Ouganda pour y enseigner le français dans une école secondaire à Jinja, deuxième ville du pays. Nous y sommes restés jusqu’en 1973 car avec la dictature d’Idi Amin Dada, qui avait pris le pouvoir par un coup d’Etat en 1971, cela devenait trop dangereux et nous avons hélas été obligés de partir.

Je n’y étais jamais retourné et, 52 ans plus tard, j’avais envie de montrer à ma fille le pays où elle avait été conçue, elle est née à notre retour en Europe. Nous avons revu notre maison à Jinja, c’était touchant, visité des parcs nationaux, sommes allés en bateau à la source du Nil… Mais surtout le lendemain de notre arrivée, nous nous sommes rendus au village d’enfants SOS de Kakiri, à environ 30km de Kampala, pour rencontrer ma filleule Monica.

J’ai été vraiment impressionné par l’atmosphère paisible qui régnait dans le village. Tous les enfants rencontrés semblaient heureux, il n’y avait pas de visage triste. Et les femmes qui étaient là, dans le village SOS, quel beau travail elles font avec ces enfants ! Nous avons été très bien accueillis et accompagnés pendant toute une matinée. Le cadre était serein, les enfants jouaient. La rencontre avec Monica a été émouvante, au début, elle était un peu timide mais après elle a eu de très bons échanges avec ma fille. Elle nous a offert de jolis bracelets, nous lui avions ramené un sac à main. Monica va bientôt quitter le village pour l’université, elle aimerait étudier l’architecture. Lors de notre visite, nous avons aussi rencontré la petite Sarah, 5 ans, la plus jeune enfant du village SOS, j’ai décidé de l’aider elle aussi.

Photos : © Collection privée

(Propos recueillis le 14 janvier 2026)

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